Oran - A la une

L'année du relogement et de l'accumulation du retard



Photo : Riad
Par Rachida Merkouche
Loger et reloger, une tâche à répétition qui n'est pas près de finir tant le retard accumulé en la matière est considérable. Les pouvoirs publics sont confrontés régulièrement ' presque de manière quotidienne devrions-nous dire ' à des mouvements de protestation dans plusieurs villes du pays, les citoyens n'en pouvant plus de l'exiguïté et des promesses sans lendemains dont ils ont été nourris pendant de longues années. Les opérations de relogement ont été nombreuses tout au long de cette année, faisant des heureux dont le calvaire a pris fin et laissant sur le carreau d'autres qui doivent encore attendre. Combien durera leur attente, c'est là toute la question, et c'est le n'ud gordien pour l'Etat qui ne peut toutefois le trancher, les quotas réalisés restant en deçà des besoins immenses. Plusieurs quartiers et bidonvilles ont été concernés par ces opérations, dont des habitations précaires à Bir Mourad Raïs et une partie de l'énorme cité Diar Echems où il reste encore beaucoup d'immeubles à évacuer, alors que certains relogés, insatisfaits, ont regagné leurs anciens appartements. Cette cité donne l'impression de réunir à elle seule le retard enregistré dans le domaine, l'insatisfaction de ses habitants étant quasi quotidienne. Refus du site choisi par les autorités concernées, contestation par rapport au nombre de pièces, rien ne semble convenir aux occupants de la cité qui déversent leur colère sur les abribus limitrophes et inondent le sol de toutes sortes de projectiles. Il en est de même dans les autres régions du pays où le relogement ne se fait pas selon les attentes des citoyens. A Annaba comme à Oran, à Constantine ou ailleurs, les demandeurs (réels et potentiels) de logements se manifestent bruyamment pour attirer l'attention des autorités, comme c'est le cas des souscripteurs à la formule AADL qui constatent que leurs dossiers ont tout simplement été rangés dans les tiroirs et que cette formule aura vécu. C'est dire que le problème de logement, par les atermoiements des uns et des autres, ressemble au tonneau des Danaïdes.
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