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Les fléaux sociaux gagnent du terrain



Les fléaux sociaux gagnent du terrain
Après l'histoire des machines à sous, qui a fait beaucoup de bruit dans la capitale des Hammadites, c'est au tour des lieux clandestins des jeux de hasard de faire parler d'eux illustrant toute la profondeur qu'a pris ce fléau dans une société normalement «musulmane».Les jeux de hasard sont une réalité à Béjaïa. Et ce ne sont pas les «exploits» policiers qui vont nous contredire. Habituellement tolérés durant le mois sacré, ces jeux sous toutes leurs formes ont pris de l'ampleur dans les quatre coins de la wilaya. A l'image de la drogue, la prostitution, les machines à sous, le poker et autres jeux à forte mise se pratiquent un peu partout dans des lieux insoupçonnables. Récemment, 27 individus ont été présentés par devant le procureur de la République près le tribunal de Béjaïa pour «ouverture d'un local clandestin et pratique de jeux de hasard sans autorisation. La brigade criminelle de la police judiciaire de la sûreté de wilaya a arrêté pas moins de 27 personnes qui s'adonnent aux jeux de hasard dans un local clandestin à Thala Ouriane, dans la banlieue de la ville. Agissant sur renseignements fournis par des citoyens, les policiers ont surveillé de près le lieu avant de décider de passer à l'acte. Un groupe de 27 personnes, âgées entre 23 et 48 ans résidant tous à Béjaïa, ont été pris en flagrant délit dans un local, que personne ne pouvait soupçonner d'abriter une pratique illégale qui fait souvent des «heureux» et «malheureux» parmi ceux qui le fréquentent. Le tapis est fort. Une somme de 68212.105.00 DA a été saisie sur place par les enquêteurs. Cet endroit n'est pas unique en son genre, estiment beaucoup d'observateurs et la pratique est légion, elle se fait dans la discrétion totale et ne sont admis que les personnes «inconditionnelles». Dans les villages et les villes de la wilaya, les jeux de hasard attirent de plus en plus. L'appât du gain facile pousse beaucoup de gens à s'initier, dans l'espoir de gagner gros. Jusqu'à il y a un mois, de nombreux établissements hôteliers mettaient en service des machines à sous. Et là aucune crainte.Le jeu se pratiquait dans les bars sans inquiétude. Les machines à sous font des ravages à Béjaïa. Des fortunes sont perdues en silence et des familles se déchirent.Les pères en sont accros. Il aura fallu des alertes sur la presse écrite pour que la police intervienne. Pour découvrir, même en retard l'ampleur de la situation. Des «casinos» réels, qui ne profitent nullement à la trésorerie publique.On raconte qu'un autre citoyen ayant vendu une demeure pour sept milliards de centimes a tout perdu en l'espace de quatre mois. Ce sont des cas que la vox populi colporte çà et là à Béjaïa. On parle souvent de drogue, de prostitution, d'agressions et de vols et on oublie cette catégorie de joueurs qui perdent des sommes colossales dans l'ignorance totale.. Si de nombreux individus sont possédés par l'alcool et les psychotropes, d'autres sont en proie aux machines à sous, au poker et autres jeux de hasard aussi ruineux. Des «loisirs» aussi ravageurs que tous les fléaux de la société. Deux articles de presse, l'un sur l'Expression et l'autre sur les colonnes d'un confrère ont suffi pour réveiller les autorités qui ont entrepris des contrôles tous azimuts dans les établissements hôteliers. Cela a suffi pour faire disparaître ces machines, Où' Personne ne le sait et aucun bilan n'a été fourni en la matière.


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