Ils étaient desdizaines d'ex-habitants des Planteurs à se regrouper, dans la matinée d'hier,devant le siège de la wilaya. Sur place, on pouvait constater que desdemandeurs de logements d'autres quartiers se sont joints à la foule.Restés dansl'expectative après la venue à Oran d'une commission d'enquête qui a planchésur les conditions d'attribution des logements de Haï Yasmine, les ex-habitantsdu Terrain Hadj Hassan se retrouvent sans logis après la démolition de leursmaisons, construites depuis près d'un siècle.C'est le cas decette sexagénaire qui affirme que son défunt mari est né au début des années 30dans la maison qui a été démolie.«Pourtant en2003, lors de l'enquête sur les ménages effectuée par le bureau d'études URSA,tout indiquait qu'on allait bénéficier d'un logement décent. Mais, apprenantque leurs noms ne figurent pas sur ces listes, nombreux sont ceux parmi nousqui se sont senti lésés et victimes d'injustice».Cet exemple n'estpas le seul; parmi les contestataires on retrouve ceux qui ont été relogés maisqui n'acceptent pas les conditions de ce relogement. Un homme d'unecinquantaine d'années, nous dira que «lors du recensement, il était questionque chaque ménage bénéficie d'un logement, alors que pendant l'opération derelogement, un seul appartement nous a été attribué, mon frère et moi.Avec deuxfamilles de 6 personnes chacune dans un F2, j'étais contraint de placer mesenfants chez des proches en attendant une solution».Les exclus desPlanteurs ont placé de grands espoirs dans l'enquête diligentée suite à desinstructions du ministre de l'Intérieur, lors de la visite du président de laRépublique à la fin juillet, à Oran. Néanmoins, rien d'officiel n'a filtré desrésultats de cette enquête.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com