Après avoir
confiné leur protestation à l'intérieur des enceintes universitaires, près
d'une centaine d'enseignants des trois établissements d'Oran ont décidé hier de
passer à la vitesse supérieure en organisant une marche de l'IGMO jusqu'à
l'ENSET, où ils ont tenu une assemblée générale.
Des représentants du collectif des
enseignants indiquent que, jusque-là, toutes les démarches entreprises auprès
des responsables concernés, parallèlement aux actions de mobilisation, n'ont
rien donné de concret, abstraction faite de certaines révélations recueillies
ça et là sur la nature même des différents blocages, notamment du premier
projet portant sur 200 logements de fonction de type F4.
La nouveauté de cet épineux dossier réside,
selon nos interlocuteurs, dans l'incapacité de la wilaya qui a la charge de ce
projet à évacuer les occupants d'une exploitation agricole sise à Bir El-Djir,
qui a été retenue pour abriter le projet. De ce fait, les enseignants estiment
qu'après deux ans d'attente, le temps est venu de passer à l'action en faisant
intervenir, le cas échéant, la force publique. Cette option, selon nos
interlocuteurs, s'impose, étant donné que la situation de centaines
d'enseignants non logés urge et devient préoccupante.
Dans ce registre, certains d'entre eux,
approchés, mettent l'accent sur la cherté du loyer qui atteint les 15.000
dinars mensuellement, avec en plus l'obligation de verser une avance d'une
année et deux mois de cautionnement. Cette solution est devenue la voie
salutaire pour plusieurs couples, alors que d'autres louent dans des conditions
en deçà de leur statut. D'ailleurs, soutiennent nos interlocuteurs, cette
instabilité les perturbe grandement dans leur mission et nombreux sont ceux qui
ont abandonné la recherche. La seule lueur d'espoir réside dans une réponse
attendue de la part du ministère de tutelle qui a été destinataire d'une
correspondance explicative et aussi de la part du wali d'Oran, auprès duquel
une demande d'audience à été déposée.
L'essentiel pour eux est que tous les chefs
d'établissements ont été informés sur leur situation et que leur action de
protestation sera maintenue jusqu'à ce que le projet entre dans sa phase de
réalisation. Le collectif a également décidé d'attendre jusqu'au 19 mai pour
organiser une autre action de protestation si aucun engagement n'est pris par
les responsables en charge de ce projet.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com