L'opération d'attribution de la prime de scolarité est en train de donner le tournis aux chefs d'établissements scolaires. Les quotas alloués cette année par le ministère de l'Education nationale n'arrivent plus à satisfaire tout le monde.
Selon les estimations du ministère, moins de la moitié des effectifs est constituée d'élèves issus de familles nécessiteuses, soit près de trois millions d'élèves sur un total de 8.053.391 élèves tous cycles confondus. Les chefs d'établissements scolaires sont acculés, quotidiennement, par des parents d'élèves qui viennent en masse pour déposer des dossiers dans le but de bénéficier de cette prime.
Quotas obligent, les directeurs sont contraints de limiter au maximum la réception des dossiers ce qui ne cesse de provoquer des altercations à l'intérieur même des écoles. Une somme de travail dont les chefs d'établissements auraient bien aimé s'en passer. Mais les choses se sont davantage compliquées suite à la décision prise la veille de la rentrée des classes par le président de la République pour le relèvement de cette prime de scolarité de 2.000 à 3.000 dinars. Le montant initial pour cette prime estimé à 6 milliards de dinars a été relevé ainsi à 9 milliards de dinars. Cette mesure a brouillé toutes les cartes. Les chefs d'établissements ne savent plus ou donner de la tête. Faut-t-il attendre l'affectation de nouvelles enveloppes financières pour couvrir la hausse de cette prime ou faut-t-il, par contre, commencer à verser les 2.000 dinars aux bénéficiaires en attendant l'arrivée au fur et à mesure des crédits?
Une question qui tourmente les directeurs des écoles d'autant que la tutelle n'a pas eu le temps de prendre les mesures nécessaires pour mener à bien cette opération.
Les Directions de l'éducation nationale ne disposent, aujourd'hui, que d'une circulaire ministérielle adressée au début de cette semaine pour instruire les chefs d'établissements de suivre «les anciennes procédures» dans l'attribution de la prime de scolarité. En d'autres termes, il est demandé aux responsables concernés de commencer la distribution des primes de 2.000 dinars «dans les plus brefs délais» en attendant le versement incessamment du reliquat. Un double travail pour les directeurs d'écoles qui sont débordés par de nombreuses autres tâches en cette rentrée des classes (vente des livres scolaires, attribution des trousseaux et des livres gratuitement, cantine...) sans oublier leurs missions habituelles (gestion, personnel, volet pédagogique...). Le dernier facteur, qui ne facilite pas la tâche des directeurs d'écoles, concerne la collaboration entre les écoles et les commissions de daïras chargées du traitement des dossiers, précise-t-on. Des dysfonctionnements ont été relevés.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com