Oran - Revue de Presse

Le pétrole à la baisse : Batailles en vue au sein de l'Opep



Le pétrole évoluait hier matin à ses plus bas niveaux depuis février, sous 93 dollars à Londres et 97 dollars à New York, la crise bancaire américaine qui s'élargit aux compagnies d'assurance confirme les perspectives pessimistes sur l'activité aux Etats-Unis et laisse entrevoir une nette réduction de la consommation énergétique. L'arrêt de la production dans le golfe du Mexique en raison des mesures de précaution pour parer à l'ouragan Ike et les violences au Nigeria n'ont pas influé sur les opérateurs.

En début de semaine dernière, la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole de réduire la production de 520.000 barils par jour avait pris de court les marchés, mais n'a pas eu d'impact sur les prix.

La hausse du dollar et les derniers chiffres sur la demande mondiale ont maintenu l'orientation à la baisse des cours du brut. Le prix du baril a perdu près de cinq dollars lundi, reculant jusqu'à 91,95 dollars à Londres et 96,15 dollars à New York, les niveaux les plus bas enregistrés depuis février. A l'évidence, il faudra attendre la prochaine réunion de l'Opep, le 17 décembre prochain à Oran, pour envisager un accord plus efficace. Le Venezuela et l'Iran qui ont présenté la décision de réduire la production comme une défaite de l'Arabie Saoudite, découvrent que celle-ci a toutes les cartes en main. On en a la preuve. En fait, il existe une baisse de la demande énergétique à laquelle des réponses différentes sont proposées. L'Arabie Saoudite ne verrait pas d'un mauvais oeil un baril à 80 dollars, un prix que les Américains semblent admettre. Les pays, peuplés et qui ont besoin des recettes pétrolières importantes pour financer leur développement, veulent, eux, une réduction de la production pour soutenir les prix. Ce sera sans doute l'enjeu majeur de la réunion d'Oran. Mais il est clair que l'atmosphère d'inquiétude qui pèse sur les marchés financiers surdétermine les orientations du marché pétrolier.

Les anticipations négatives quant à la contraction de la croissance de la demande pétrolière semblent confirmées par les mauvaises nouvelles en provenance de Wall Street. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires aux Etats-Unis, qui cumule des résultats négatifs dans le sillage de la crise des subprimes et des produits «dérivés» a été contrainte de se déclarer en faillite. Le krach de Lehman Brothers représente l'une des plus importantes faillites de l'histoire financière des Etats-Unis. L'annonce le même jour des difficultés d'AIG, la plus importante compagnie d'assurance nord-américaine, obligée de solliciter une facilité de crédit de 40 milliards de dollars à la Federal Reserve, confirme la fragilité du système financier. Les conditions du marché sont plutôt négatives. C'est d'elles que dépendront les termes de la discussion - ou de la confrontation - des pays membres de l'Opep lors de leur prochaine réunion à Oran.


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