Oran - Revue de Presse

Les citoyens interpellent le wali



La forêt de Canastel suscite toujours les convoitises «Le bois de Canastel suscite toujours les convoitises des resquilleurs qui n’hésitent pas à faire dans le chantage déguisé pour confisquer cet espace vert qui reste parmi les rares qui ont survécu à la fièvre du béton», dénoncent les riverains. La pinède de Canastel a fait l’objet d’actes de vandalisme, depuis quelques temps. Les habitants de Canastel crient haro et sollicitent l’intervention du wali. L’association écologique locale «Essanaouber»Â dénonce également cet état de fait déplorable. Pour rappel, cet espace vert a été sauvé in extremis en 2005 grâce aux citoyens de Canastel, épaulés par les organes de la presse locale. En fait, les services de l’hydraulique voulaient y installer des réservoirs d’eau. Pour y parvenir, tout le bois devait être rasé, ont déclaré les responsables de l’époque. Les citoyens ont crié au scandale et ont affirmé que les réservoirs n’étaient qu’un prétexte pour que le site forestier soit loti en terrains pour la réalisation de maisons individuelles. Cette fois encore, ils estiment que ces actes de vandalisme sont un écran de fumée pour spolier l’assiette foncière du petit bois. L’état d’abandon des lieux pourrait être le prétexte pensent-ils, relève-t-on des déclarations des habitants. La clôture installée il y a quelques années pour protéger ce bois a été détériorée délibérément à plusieurs endroits. Des scories de matériaux de constructions et autres détritus chimiquement inertes sont amoncelés un peu partout. Egalement, des arbres ont été incendiés après avoir été imbibés d’essence. D’après le témoignage des habitants, «ces actes de vandalisme sont, semble-t-il, volontaires et suivent une stratégie bien pensée car après la «bétonisation» des centaines d’hectares du patrimoine foncier, l’assiette foncière du bois suscite les convoitises de toutes parts. Nous, les inconditionnels de cette petite forêt, ne cèderons jamais devant ce chantage déguisé», déclarent nos interlocuteurs. Quant au président de l’association «Assanaouber», il dénonce ces actes inciviques et sollicite dans une correspondance le wali d’Oran son intervention pour arrêter cet état de fait lamentable. Il tient à souligner, également, que cette forêt a été classée comme espace urbain en vertu de la loi 07-06 du 13 mai 2007, relative à la gestion, la protection et au développement des espaces verts. L’article 4 en est la preuve ad hominem pour que ce bois soit préservé, ajoute-t-il. Des ampliations de cette correspondance ont été aussi adressées au maire d’Oran, à la délégation du secteur «El Menzeh», à la conservation des forêts ainsi qu’à la Direction de l’environnement et la Police urbaine (PUPE). Les habitants demandent que les parties enlevées de la clôture soient réinstallées et les ordures soient ramassées dans les plus brefs délais, car il s’agit d’un droit et c’est également le rôle liminaire des responsables municipaux. In fine, il faut rappeler que le wali d’Oran a invité la société civile dans la correspondance n°10836 du 19 août 2006 à doubler de vigilance pour préserver ce site, a tenu à souligner le président de l’association «Essanouber». Dont acte. Benachour Mohamed
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