Oran - Revue de Presse

Les Bourses au plus bas



Moins 4,48 % pour Paris, -5,33 % pour Londres, -3,48 % pour Francfort. A Wall Street, l'inquiétude était aussi palpable avec un Dow Jones en chute de 2,97 % à 17h40 passant sous la barre des 7 000 points pour la première fois depuis octobre 1997. La Bourse de Paris a fini sur une chute, lundi 2 mars, le CAC 40 perdant 4,48 % à 2 581 points, pour tomber au plus bas depuis le 13 mars 2003, dans un marché une nouvelle fois déprimé par l'état de santé du secteur financier. Il était déjà en net recul vendredi, en raison des très mauvais chiffres du PIB américain et de l'intervention du gouvernement américain en soutien à la banque Citigroup. Les autres places européennes sont également en fort recul pour les mêmes raisons. En Asie, les places financières ont également plongé lundi dans le sillage de Wall Street, emportées par une série de mauvais indicateurs économiques partout dans le monde et par des craintes croissantes pour la santé de plusieurs grandes banques occidentales. La Bourse de Hongkong a clôturé en baisse de 3,9 %, Séoul a dévissé de 4,16 % et à Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la séance sur un plongeon de 3,81 %.

Toute la journée, les craintes pour la santé des groupes financiers se sont accumulées. Et, le déluge d'annonce de mauvais indicateurs économiques aurait été à l'origine de la chute générale. L'Italie a confirmé une baisse de son PIB de 1 % en 2008, la pire depuis 1975. La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, s'attend en 2009 à un recul du PIB de 1,5 % (contre -1 % annoncé jusque là) et à «plus de 300 000 destructions d'emplois». Le constructeur automobile allemand Volkswagen a prévenu qu'il y aura un recul de ses bénéfices en 2009. En Corée du Sud, la production industrielle a diminué de 25,6% sur un an et au Japon, le marché automobile s'est effondré de 32,4 % en février. Au Royaume-Uni, après une chute de 70% de son bénéfice net, la première banque d'Europe par la capitalisation, HSBC, réputée pour être solide, opère une augmentation de capital de 12,5 milliards de livres (la plus importante jamais réalisée en G-B); elle serait due notamment à des dépréciations d'écarts d'acquisition massives ; elle va supprimer 6.100 emplois aux Etats-Unis par fermeture de l'activité des prêts à la consommation par les marques de son groupe - HFC et Beneficial - et par la fermeture de la majorité des réseaux.

PRES DE 100 MILLIARDS DE DOLLARS DE PERTES EN 2008

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