Il y a quelques jours, nous avions évoqué une catastrophe écologique qui menace la région de Hassi Bounif et ses habitants. Nous avions fait état du déversement d'une boue toxique, résidu de la fabrication d'huile de table, qui est stockée dans des bassins d'irrigation réalisés grâce à des fonds du PNDA. L'intervention de la subdivision des services agricoles de la daïra de Bir-El-Djir a permis de lever cette menace, puisque des mises en demeure pour le curage des bassins ont été adressées aux agriculteurs qui ont loué leurs bassins au fabriquant d'huile responsable de ces déchets.
Mais ce dernier, faute d'une réaction énergique de la direction de l'environnement de la wilaya, a persisté dans son comportement dangereux en trouvant d'autres endroits où stocker ses déchets qui nécessitent un traitement spécifique pour les neutraliser. En effet, hier des agriculteurs de la région de Hassi Benokba nous ont signalé la présence d'une boue d'huile, dans les bassins de certains EAC de la localité.
Ce fait nous l'avons constaté de visu en nous déplaçant sur les lieux. Un exploitant d'une concession agricole nous fera savoir que son bassin a été utilisé à son insu ('!). Cette explication est battue en brèche par d'autres exploitants qui ont affirmé qu'il est pratiquement impossible de remplir discrètement un bassin d'une contenance de plus de 30.000 litres.
«Il a loué à 7000 DA le mois chaque bassin. Il ne peut pas affirmer que ses bassins sont utilisés à son insu puisque les camions citernes font plusieurs rotations par jour pour remplir de boue un bassin et utilisent parfois leur motopompes pour vider leurs citernes. Ce n'est pas normal d'affirmer qu'il n'est pas au courant avec tout le boucan qu'ils font», affirment des exploitants que nous avons rencontrés.
Le subdivisionnaire des services agricoles, qui a relevé que des mise en demeure ont été adressées aux agriculteurs pris en faute dans la région de Hassi Bounif, indique qu'il a adressé un rapport circonstancié au wali. «C'est une situation qui nécessite l'intervention de la Direction de l'environnement.
On ne peut pas faire voyager impunément un produit toxique d'un lieu de stockage à un autre. Il faut agir à la source pour contraindre les responsables de l'huilerie à traiter leurs déchets spécifiques.
Le cahier des charges qui réglemente leur activité doit bien comporter des obligations en matière de prévention de l'environnement», note notre interlocuteur. Et attendant une solution radicale, les responsables de cette grave atteinte à l'environnement continuent de jouer au chat et à la souris avec les services concernés. Débusqués dans un endroit, ils s'empressent de partir ailleurs pour salir et salir encore'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Ben
Source : www.letempsdz.com