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La vie de Hamza en danger Faute d'un kit de transfusion au niveau de la pharmacie du centre pour enfants cancéreux de Misserghine



Alors que certaines formes de leucémie sont devenues des maux bénins, qui se soignent comme une banale grippe sous d'autres cieux, en Algérie, et faute de médicaments, les enfants qui en souffrent meurent dans l'indifférence au niveau du centre spécialisé de Misserghine.
Le petit Hamza est livré pieds et poings liés à ce mal qui le ronge chaque jour un peu plus. Ses parents sont contraints depuis que la maladie a été diagnostiquée de courir dans tous les sens pour trouver un kit de transfusion sanguine qui leur permettra de préparer un «cup» nécessaire au traitement de la leucémie.
Un proche du petit patient affirme : «Chez nous, les produits nécessaires au traitement basique de cette maladie ne sont même pas disponibles au niveau de la pharmacie de l'hôpital.» Ce dernier précise que la famille de Hamza, faute de médicaments au niveau de la pharmacie du centre, a sollicité l'aide des proches et des âmes charitables. «Nous avons sollicité toutes les pharmacies d'Oran et de la région, en vain.
Nous avons pu nous procurer un kit de transfusion à trois têtes pour la transfusion de plaquettes grâce à un email adressé à une responsable d'un laboratoire qui fabrique ce type de produits basé en Suisse, dont nous saluons la célérité. Elle a contacté la représentante de ce laboratoire en Algérie pour mettre à notre disposition ce kit»,
affirme notre interlocuteur. «Et alors qu'on croyait que notre enfant sur le point de bénéficier de cette transfusion, mercredi dernier, un agent du laboratoire du centre nous annonce que cette opération ne pouvait être réalisée que dimanche en raison du repos du week-end.
Un enfant a tout le temps pour mourir si, par malheur, il est admis un jeudi», se lamente son oncle. Le comble dans cette histoire, c'est que les responsables du laboratoire du centre ont affiché un écriteau pour annoncer que les kits de transfusion, les cup et le citrate pour conserver les prélèvements ne sont pas disponibles. Comment peuvent-ils travailler dans ces conditions si tous ces équipements manquent», souligne la même source.
Pour le moment, la pharmacie du centre ne dispose pas de ces équipements. «C'est la conséquence du gel des importations de médicaments décidés au cours de l'année 2011. Aujourd'hui, et faute de produits et de médicaments, le centre a perdu sa vocation pour devenir un lugubre mouroir où s'éteignent dans l'indifférence des petits enfants.
«Un kit de transfusion coûte près de 13.000 DA, mais il n'est pas disponible au niveau des pharmacies de hôpitaux. C'est un accessoire nécessaire pour le traitement des leucémies. Les responsables de la santé sont au courant de cette situation. Ils doivent trouver une solution pour les milliers de malades qui meurent chaque jour faute de soins», note avec dépit l'oncle de Hamza.
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