« Nous oeuvrons pour que le Soudan soit un centre régional decommunication pour l'Afrique», a commencé par dire le ministre soudanais de laCommunication, Brahim Malek Ezahaoui. Il conforte ses propos par son annonce dela connexion entre son pays avec l'Egypte et l'Ethiopie, et par fibre optiqueaussi «nous avons lié Djedda à Port Soudan et l'Europe du sud pour êtreconnectés avec le reste du monde».En projet, une connexion avec le Tchad, l'Erythrée, la RépubliqueCentrafricaine, le Cameroun et plus tard l'Ouganda et le Rwanda. Au total, uneconnexion qui s'étale selon lui sur 16.000 km. Le ministre de la Communicationparlera longuement de la libéralisation des moyens de l'information dans sonpays et affirme que «aucun journal n'appartient à l'Etat». Il explique que sonministère n'intervient que pour des questions de respect des lois en vigueur. LeSoudan a des radios et des télévisions privées. «Nous réfléchissons à une loipour libéraliser toute la diffusion et si nous l'avons retardée, c'est parceque nous avons vu que dans l'expérience ougandaise, il existe des questionsauxquelles nous devons faire attention» dit-il. Il estime évident qu'il y aitdes problèmes «transitoires que nous devons prendre en compte pour mener à biennotre politique et nos projets de libéralisation et de privatisation du secteurde la communication et de l'information». L'objectif final du gouvernementsoudanais est, selon lui, de faire disparaître le ministère de la Communicationpour que «l'Etat en reste seulement le régulateur». Le Soudan veut selon lui instaurer l'esprit d'une communication«nationaliste dans laquelle tous les Soudanais se retrouvent». Il demande auxjournalistes soudanais de «nous aider à les aider à leur consacrer leurslibertés». Ezahaoui ne rate pas l'occasion pour souligner que «les Américains jouentun rôle important dans le blocage de toute démarche de la paix et dudéveloppement au Soudan». Par contre, il remercie l'Union européenne desoutenir «notre cause». Il estime que les diversités dans son pays pourraientêtre un élément fondamental pour construire »l'unité nationale». C'est cesentiment qui manque le moins à un pays qui n'a pas su forger au sein de sespopulations, notamment durant la période coloniale, un esprit patriotique etnationaliste, premier garant d'une paix nationale. Qu'est-ce qu'il pense desinformations distillées sur la Darfour ? «C'est un mensonge qui grossit jusqu'àce que les autres le croient» dit-il. Le ministre en appelle à la consciencedes journalistes arabes pour rétablir la vérité. L'année dernière, ce sont 4.200 journalistes étrangers qui ont visité leSoudan. Ezahaoui précise juste que les chiffres avancés sur les morts et lesréfugiés dans la région dépassent parfois celui des populations du Darfour.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : G O
Source : www.lequotidien-oran.com