Des bachelières privées d’inscription à l’Université d’Oran
Du jamais vu, des lauréates du bac 2006 se voient, en cette rentrée universitaire, contraintes d’attendre que l’on veuille bien procéder à leur inscription pour leur permettre de suivre leurs études à la faculté de médecine et ce, malgré les démarches effectuées auprès des services concernés.
A l’évidence, ces jeu-nes étudiantes, ayant réussi leur examen avec de très bonnes moyennes, méritaient d’être inscrites dans la filière de leur choix. Lors de l’opération réservée à cet effet, elles se sont vu octroyer leur première option : Santé militaire. Contactés pour procéder à leur inscription initiale, les responsables de l’Ecole de santé militaire de Aïn-Naadja leur ont répondu que la filière sollicitée n’est ouverte cette année qu’aux seuls garçons.Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elles se sont donc présentées à l’université d’Oran pour se faire inscrire dans la filière de leur deuxième choix : Médecine. Mais là aussi, les difficultés ne se firent pas attendre puisque le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique étant bloqué ou fermé leur inscription n’a pas été possible alors que la rentrée universitaire a été lancée, le samedi 16 septembre, ces lauréates attendent toujours et espèrent que leur problème sera réglé le plus tôt possible pour pouvoir entamer des études qu’elles désirent réussir pour servir leur pays et leur peuple. L’une de ces bachelières déclare ne plus rien comprendre à ce qui se passe. Loin de désarmer, elle est plutôt décidée à faire valoir ses droits.A ce sujet, elle explique «Je n’ai pas bossé toute ma vie pour qu’on se mette en travers de ma route et m’empêcher de réaliser mon vœu le plus cher, celui de devenir médecin et sauver des vies. Avec une moyenne générale de 15,67 au bac, j’estime n’avoir pas usurpé le droit de réaliser mon rêve». Son cas n’est pas isolé puisqu’une autre de ses camarades de classe, ayant obtenu une moyenne générale de 16,17, est confrontée au même problème. Egalement approchée, cette dernière ne comprend pas ce qui lui arrive, «Je refuse le fait accompli et suis décidée à me battre pour mon inscription en médecine. Je n’arrive pas à comprendre les raisons de cette situation que rien ne saurait justifier. De quel droit ose-t-on, dans ce haut lieu du savoir, faire obstacle à de très bonnes élèves et les empêcher de faire les études de leur choix?». Affaire à suivre...
M. Nemili
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com