Oran - Revue de Presse

Le service d’hygiène ne délivrant plus de cartes techniques aux colporteurs



87 puits pollués alimentent toujours les Oranais Le service d’hygiène de la municipalité d’Oran ayant depuis une année cessé de délivrer des cartes techniques aux colporteurs d’eau destinée à la consommation humaine, conformément à l’arrêté pris dans ce sens par la wilaya, ceci n’a pas empêché les très nombreux revendeurs d’eau de poursuivre leur commerce en l’absence de tout contrôle. En effet, faisant fi de cette décision, les colporteurs d’eau continuent à commercialiser un produit en provenance de puits non contrôlés et qui échappent tout aussi bien à la direction de l’hydraulique qu’à l’Algérienne des eaux. A ce sujet, une source responsable de l’APC d’Oran déclare que sur les 128 existants, seulement 81 sont contrôlés, les 47 restants ne l’étant pas. De même source, on apprend que les analyses effectuées sur des prélèvements dans certains de ces puits ont démontré l’absence de chlore et que ceci peut avoir un impact négatif sur la santé des consommateurs. Déjà, signale-t-on, plusieurs intoxications ont été signalées parmi les gens ayant bu de l’eau achetée auprès des 200 colporteurs recensés. A ce sujet, on apprend que de nombreux citoyens se plaignent de l’absence d’hygiène dans les citernes utilisées par ces colporteurs qui n’hésitent pas à les utiliser pour l’évacuation des eaux usées dans des zones éloignées d’où, assure-t-on encore, l’apparition de maladies à transmission hydrique dans ces lieux. D’autre part, nos interlocuteurs font état de la prolifération à travers la wilaya des commerces ayant fait de la vente de l’eau potable leur principale activité, un négoce pourtant interdit. On signale que la plupart des propriétaires de ces locaux ne détiennent pas de registres de commerce et qu’ils activent dans le noir. La wilaya d’Oran enregistrant un déficit en matières d’eau, ces gens mettent à profit cette situation pour commercialiser un produit de provenance et de qualité douteuses. Ceci étant, les foyers continuent à recevoir les factures salées que leur envoie l’Algérienne des eaux pour une eau qui, soutiennent-ils, fuit leurs robinets depuis plus de 3 ans, comme cela est le cas pour les abonnés d’El-Kmühl (haï Mahieddine) qui ne s’approvisionnent plus qu’auprès des citernes en dépit de ce que cela leur coûte comme frais. Selon des habitants de ce quartier, cette pénible situation perdure en dépit des innombrables correspondances et doléances adressées à l’ADE. La situation étant inquiétante, la question qui revient dans les discussions est la suivante : qui est responsable du contrôle des citernes ? L’été étant propice à l’apparition de maladies à transmission hydrique, qui assumera la responsabilité en cas de survenance de telles maladies ? Samia D.
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