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Le pari du méga-feu d'artifice gagné : Des milliers d'Oranais occupent la rue… pour la fête



Dans la soirée du 4 juillet, à 21 heures, la ville d'Oran s'est trouvée scindée pratiquement en deux. Un périmètre de sécurité a été mis en place pour éviter tout incident pendant le feu d'artifice qu'on annonçait digne de l'événement. Ainsi donc, ceux qui ont assisté au défilé des troupes folkloriques sur le Front de mer se sont rabattus sur le pont Zabana pour mieux voir le spectacle. S'agissant du festival des arts de la rue, les artistes venus d'ailleurs ont eu du mal à se frayer un chemin au niveau du siège du Croissant-Rouge sur le Front de mer.
Les centaines et les centaines de familles qui se sont déplacées ont été empêchées d'apprécier le spectacle par les dizaines de jeunes qui voulaient immortaliser le moment en prenant des photos. Les crémeries, les pizzerias et restos « Mac Do » de tous les alentours ont été bondés de monde. Reconnaissons que ce festival des arts de la rue a arraché des milliers de femmes à la monotonie de leur foyer pour se retrouver à l'air libre. Une belle opportunité pour les commerces du centre-ville pour réaliser du chiffre d'affaires. Après les troupes traditionnelles qui ont pu se retrouver dans un désordre typiquement de chez nous et dont certains affichaient un sourire d'étonnement ou d'émerveillement, les regards se sont vite rivés sur le lieu d'où devait être envoyé le feu d'artifice.
De l'autre côté, c'est-à-dire au-delà de la résidence Bahia Center (Mobil Art), en allant vers Oran Est, un autre spectacle, aussi étonnant que celui du centre-ville. Sur deux ou trois cents mètres de cet axe routier, des familles se sont massées pour attendre l'éclat des étoiles en plein ciel. C'était de l'inédit. Certaines familles ont ramené carrément des bancs ou des chaises pliantes et ont pris place en pleine chaussée en comptant les minutes les séparant de minuit. D'autres se sont permis de ramener des gâteaux et des rafraîchissements pour agrémenter ce moment qui ne se répétera pas de sitôt. Bref, on a assisté à une occupation de la route (et de la rue) mais cette fois-ci dans un cadre festif. Certes, très peu de personnes ont eu la présence d'esprit de ramener un emblème national. Mais, pour une fois, des familles venant des différents quartiers d'Oran, et même d'ailleurs, se sont retrouvées le soir en l'absence de toute velléité belliqueuse.
Dans ce sens, signalons que la gent féminine était présente en masse. Et aucune femme, aucune jeune fille, n'a été embêtée.
Le spectacle des déflagrations et des couleurs lumineuses en plein ciel a duré une bonne vingtaine de minutes. Par moment, on a applaudi. Des femmes d'âge mûr, conscientes du sens de l'événement célébré, ont déployé leur gorge dans des youyous répétitifs. Après le spectacle, la foule s'est dispersée, qui à pied ou à moto ou en récupérant sa voiture. Toutes les places du quartier de Gambetta se sont transformées en grand parking. Le lendemain, il n'y a pas eu d'échos d'accidents ou d'incidents. Tout porte à croire que le pari d'organiser un méga-feu d'artifice a été gagné... et haut la main.
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