
En comparaison avec ce qui se passe dans les championnats de haut niveau, pour que le football algérien puisse prétendre au professionnalisme, il devra commencer par résoudre le problème d'argent. Les animateurs du football en Algérie, un pays riche et aisé, semblent confrontés à la grave difficulté de la rentabilisation de la discipline. Pourtant le football reste le sport le plus populaire en Algérie, véritable opium des populations. Aussi, c'est toujours dans le souci de présenter le meilleur spectacle au public que les clubs s'organisent au plan interne. L'organisation concerne notamment les infrastructures (bureaux, permanences, centres d'entraînements avec infrastructures suffisantes, et même parfois des stades').La préparation de la relève, à partir de la base est organisée dans des centres de formation. Cette étape est assurée avec beaucoup de sérieux. Le club engage des cadres compétents pour s'occuper de la jeunesse. Parmi eux, on retrouve des entraîneurs et des préparateurs physiques de haut niveau. Il y a également des médecins spécialistes en matière sportive. Tout cela, pour assurer une meilleure formation au joueur qui est l'acteur principal du spectacle. Le club met également le joueur dans les meilleures conditions de vie afin qu'il puisse donner le maximum de son potentiel. Dans le cadre du football algérien, nous sommes très loin d'un quelconque schéma organisationnel. Le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération algérienne de football ont largement démontré leurs incompétences dans la gestion et le développement du sport national. Ils ont été incapables d'assurer l'organisation et la promotion du football sur le territoire. L'Etat ne dispose pas d'une véritable politique de la pratique sportive en Algérie et le démontre clairement au regard des installations obsolètes dont bénéficie la jeunesse. Rien n'a été fait pour intéresser les jeunes au sport. La vétusté des installations sportives et leur exigüité en témoigne. Exclusivement réservés aux nombreux clubs de la capitale, ils sont tous dans un état de dégradation avancée avec des surfaces encore en tartan. Et lorsque les jeunes veulent pratiquer leur sport favori, ces installations ne leur sont pas accessibles. Il faut payer les frais. Le pays a pris beaucoup de retard d'une manière générale sur l'évolution du sport et en particuliers le football, qui fait appel aujourd'hui à beaucoup de professionnalisme. L'Algérie n'a pas suivi ce changement. Il suffit pour cela de noter avec beaucoup de regrets qu'il n'existe pas de centres de formations pour les joueurs et encore moins pour les entraîneurs. Les clubs sont livrés souvent à eux-mêmes, présidés la plupart du temps par des hommes n'ayant rien à voir avec la discipline sans aucun niveau d'instruction. Il en est de même pour les principaux dirigeants des fédérations et du COA qui s'illustrent par leur ignorance et leur indigence en la matière.
F. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Chabira
Source : www.latribune-online.com