Sexe, drogue et incitation à la violence pour credo
A voir ces centaines de titres d’une littérature de basse facture et violente ainsi que ces milliers de CD, VCD et DVD qui lui servent de supports s’écouler publiquement et comme des petits pains sur l’Esplanade de l’indépendance, la Tahtaha chère aux cœurs des Oranais, l’on se demande où sont donc passés les organes de régulation, de contrôle et de répression de pratiques pouvant faire retomber le pays dans les horreurs de la décennie rouge.
Pour rappel, il y a quelques mois de cela, nous avions fait part, dans ce mêmes pages, de la commercialisation à grande échelle de CD à travers lesquels leurs auteurs et ceux qui les financent vantaient les horreurs des égorgeurs d’Irak, ceux-là mêmes qui, au nom d’un Islam adapté à leurs viles desseins, ont froidement égorgé les deux diplomates algériens en poste à Baghdad. Les services de police ayant alors pris l’affaire en main, de nombreux CD de la mort ont été confisqués et interdits de vente. Ceci n’empêche pas certains énergumènes de poursuivre leur travail de sape et d’endoctrinement d’une jeunesse désœuvrée et maniable à souhait. Ainsi, après l’épisode des CD de la mort, l’Esplanade de l’indépendance, s’est vite transformée en un immense marché de DVD où il n’est question que de sexe, de drogue et de violence. Produits à grande échelle à Oran même, ces gadgets de tous les dangers véhiculent la culture de la violence, de la trahison, de la drogue et du commerce de la chair. Vendus à des prix accessibles aux jeunes, ils meublent leurs soirées, les détournent de leurs études ou travail et, souvent aussi, les poussent au crime, au suicide, à l’inceste et aux pires atrocités. Hier encore, et à quelques pas seulement de la stèle dédiée aux Martyrs, de très nombreux jeunes oisifs consommaient leur temps à rechercher le titre le plus explosif, celui qui répond le mieux à leur besoin d’extérioriser leur trop plein d’énergie. Quand ce n’est pas le sexe qui les intéresse, ce sont les exploits de tueurs professionnels américains auxquels ils essayent de s’identifier qui font leur bonheur. En Ville nouvelle, il n’y a pas que le commerce de CD, DVD et VCD qui connaît ses heures de gloire. Passant outre aux consignes souvent rappelées mais jamais respectées, de nombreux individus se sont spécialisés dans le commerce de livrets, brochures et dépliants qui véhiculent la culture de la violence. La plupart du temps, à travers cette abondante littérature de bas étage, ce sont des fatwas et des pratiques servant des intérêts occultes qui sont mises imprudemment et pour quelques dinars seulement entre les mains de jeunes à la recherche de solutions à leurs problèmes. Le peu de cas que font ces individus des lois de la République et du sort de la jeunesse devrait inquiéter les pouvoirs publics et les inciter à jouer pleinement le rôle de régulation qui est censé être le leur.
Le feront-ils avant de n’avoir à le regretter ?
M. Nemili
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com