Les explications du DAL d’Oran
La ville d’Oran est bel et bien prise au piège des chantiers éternels, c’est le cas, notamment, du projet de construction du Palais des Congrès qui demeure toujours en souffrance.
Depuis 2003, date d’achèvement des premiers travaux (gros œuvres) par l’entreprise Cosider, le chantier est pratiquement à l’arrêt. Annoncé en grande pompe par les autorités locales, en tant que projet culturel structurant, lors de la visite du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika qui en a posé la première pierre, le Palais des congrès connaît une situation peu reluisante. Ce n’est pas l’unique projet qui traîne au niveau de la wilaya d’Oran, malheureusement bien d’autres sommeillent dans les cartons des bureaucrates. D’après les officiels, ce retard dans la réalisation de cette importante structure est du à son plan de financement (budget de wilaya) qui n’est pas encore bouclé alors qu’il s’agit d’un préalable indispensable pour pouvoir entamer les travaux secondaires, estimés à plusieurs milliards de centimes.Au niveau de la direction de l’administration locale de la wilaya d’Oran( DAL) à laquelle a été confié ce projet, initialement géré par la direction des logements et des équipements publics(DLEP), on affiche une attitude plutôt confiante, après le vote des crédits nécessaires à l’achèvement du projet, par l’APW d’Oran. Pour un projet culturel de cette importance, longtemps attendu par la population d’Oran, l’expérience est plutôt décevante, car les structures d’accueil de ce type font énormément défaut. En effet, le projet est remarquable par son originalité, et comprend une salle de 1200 places, un auditorium de 700 places, une salle d’exposition, une médiathèque, une salle de commissions, un restaurant, des boutiques..., bref un projet grandiose qui coûtera à la wilaya la bagatelle de pas moins de 1,5 milliard de DA. «En effet, les gros œuvres ont été achevés en 2003 par l’entreprise Cosider. Un cahier des charges a été aussitôt lancé pour l’achèvement des corps d’état secondaires et un avis d’appels d’offres a été lancé en 2005. Un seul soumissionnaire a été présélectionné (l’entreprise turque ATLAS), sans pour autant que le marché ne soit conclu en raison du manque de la couverture financière nécessaire. En 2006, nous avons procédé à une deuxième consultation, notamment avec un soumissionnaire étranger (l’entreprise chinoise CSCEC) qui a demandé une somme exagérée. Actuellement, nous menons de nouvelles consultations avec d’autres organismes. Ce qui est réconfortant, c’est que le projet redémarrera avant la fin de l’année», précise le DAL d’Oran qui affirme avoir mis suffisamment de garde-fous, en matière de gestion de ce projet, et insisté pour un meilleur respect des cahiers de charges.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com