
L'université algérienne est de nouveau secouée par une crise. Il aura suffi d'une brèche pour renouer avec la protesta. Les revendications ne cesseront jamais d'être rappelées à la tutelle. Mais le malaise reste quand même profond.L'université algérienne est de nouveau secouée par une crise. Il aura suffi d'une brèche pour renouer avec la protesta. Les revendications ne cesseront jamais d'être rappelées à la tutelle. Mais le malaise reste quand même profond.La récente grève de 3 jours qui s'est justifiée dans les enceintes universitaires en dit long sur les attentes non encore satisfaites pour le corps enseignant et les inextricables problèmes où se débat le corps universitaire.La plus grande instance syndicale dans ce secteur qui est le Cnes a toujours rappelé que les solutions de "replâtrage" concédées avec parcimonie aux enseignants ne reflètent pas les véritables issues pour assainir l'université algérienne. Au premier plan, les doléances des professeurs selon le SG du Cnes, Abdelmalek Rahmani, sont restées lettre morte.La priorité est celle du réaménagement salarial dont des milliers d'enseignants souffrent de sa déliquescence. En effet, les salaires perçus par les différentes classes du corps enseignant ne sont pas celles que défendait le syndicat il y a quelques années. Pour illustrer ce propos, il convient de noter que les maîtres-assistants reclassés en deux catégories A et B, voient leurs rémunérations entre 45.000 et 56.000 DA.Ce qui est une bouchée de pain pour ceux qui ont un parcours universitaire aux normes. L'autre catégorie rangée selon les classements de chargé de cours et professeur est aussi lésée que les autres catégories. Les années d'expérience dans l'enseignement avec les travaux de recherche restent inexplicablement délaissés pour les indices salariaux.Au point où certains ont carrément quitté l'enseignement en Algérie pour des postes plus rémunérés à l'étranger. Le syndicat des enseignants rappelle que ces questions n'ont pas été réglées et que le ministre Tahar Hadjar avait promis au début de l'année 2015 de trouver des solutions adéquates. Nonobstant cette considération, le Cnes s'est montré virulent dans ces communiqués sur les conditions sociales des enseignants tels que le logement, l'état de la recherche et le financement des laboratoires.Des points qui ont été négligés par la tutelle alors que les responsables du ministère évoquaient tout le temps la création de nouveaux pôles universitaires. Dans un communiqué qui précédait le mouvement de débrayage, le CNES avait déploré "le paternalisme et la non-application des lois dans le cadre de la gestion sont devenus la règle dans les pratiques des recteurs et des doyens des facultés, et ce, aussi bien sur le plan pédagogique que sur le plan administratif". Sur le même ton, le porte-parole du syndicat a fustigé dans une déclaration les promesses non tenues sur la situation des enseignants."Il y a 30.000 enseignants qui ont été recrutés et n'ont jamais connu une augmentation de salaires". Au pire, ce sont les de magistère et les doctorants qui sont les plus touchés par le déclassement salarial. Le Cnes parle même de "pratiques arbitraires" de certaines responsables de facultés. C'est dire que le pot est pourri.Un diagnostic et des solutions exigéesLes enseignants qui ne se laissent pas confortés par des promesses sont décidés à poursuivre leur protesta. "C'est un mouvement qui ne va pas s'arrêter, il s'arrêtera quant il y aura des actions et non pas des discours" avait averti Adelmalek Rahmani. La lutte est inscrite donc avec un bras de fer continuel entre le partenaire social et le ministère de l'enseignement supérieur.Pour l'instance syndicale, il y a lieu de faire un diagnostic général afin de trouver des solutions. Cela passe d'abord par "une évaluation de ce qui a été fait auparavant par les hauts responsables de l'université".En pointant le doigt sur la gestion, le CNES en sait quelque chose. Le financement de la recherche, les nouvelles habilitations de recherche, l'état des travaux de nouvelles facultés, la réforme pédagogique et le classement de l'université. Tout est pèle mêle et dans la confusion. Si les enseignants s'estiment n'être pas consultés dans ces projets, c'est que le dialogue est au point mort. Selon le Cnes, ce sont "les doyens qui décident de tout".Mais pour la tutelle, elle s'en défend. Tahar Hadjar qui a été longtemps recteur de la faculté centrale d'Alger et promu ministre il y a un an se justifie. Il hérite d'un passif au point où il doit faire le « ménage ». Il lance un programme qui selon lui est important. En matière de logements, il estime que "3.285 logements de fonction ont été réalisés au profit des universitaires avec un programme global national de 10.000 logements".D'autres chantiers ont été lancés et les travaux sont en cours. Sur le plan des salaires, le ministre a réitéré qu'il reste à la disposition du partenaire social sur des négociations à mettre sur table. Mais depuis, rien de nouveau. Tahar Hadjar est revenu sur la question lancinante de la réforme du système LMD, point d'achoppement de la crise qui affecte étudiants et enseignants.Il était convenu d'une conférence d'évaluation de ce système à la fin de l'année pour dégager de nouvelles perspectives afin de corriger les lacunes ou maladresses de ce système tant décrié. Les universitaires qui avaient acquiescé dés la rentrée universitaire, ont changé d'avis après différentes consultations. Pour eux, il faut d'abord régler les problèmes d'ordre socio-professionnel mais pour le ministère, il faut passer par la priorité des réformes pédagogiques. Conclusion : un dialogue de sourds s'installe.La récente grève de 3 jours qui s'est justifiée dans les enceintes universitaires en dit long sur les attentes non encore satisfaites pour le corps enseignant et les inextricables problèmes où se débat le corps universitaire.La plus grande instance syndicale dans ce secteur qui est le Cnes a toujours rappelé que les solutions de "replâtrage" concédées avec parcimonie aux enseignants ne reflètent pas les véritables issues pour assainir l'université algérienne. Au premier plan, les doléances des professeurs selon le SG du Cnes, Abdelmalek Rahmani, sont restées lettre morte.La priorité est celle du réaménagement salarial dont des milliers d'enseignants souffrent de sa déliquescence. En effet, les salaires perçus par les différentes classes du corps enseignant ne sont pas celles que défendait le syndicat il y a quelques années. Pour illustrer ce propos, il convient de noter que les maîtres-assistants reclassés en deux catégories A et B, voient leurs rémunérations entre 45.000 et 56.000 DA.Ce qui est une bouchée de pain pour ceux qui ont un parcours universitaire aux normes. L'autre catégorie rangée selon les classements de chargé de cours et professeur est aussi lésée que les autres catégories. Les années d'expérience dans l'enseignement avec les travaux de recherche restent inexplicablement délaissés pour les indices salariaux.Au point où certains ont carrément quitté l'enseignement en Algérie pour des postes plus rémunérés à l'étranger. Le syndicat des enseignants rappelle que ces questions n'ont pas été réglées et que le ministre Tahar Hadjar avait promis au début de l'année 2015 de trouver des solutions adéquates. Nonobstant cette considération, le Cnes s'est montré virulent dans ces communiqués sur les conditions sociales des enseignants tels que le logement, l'état de la recherche et le financement des laboratoires.Des points qui ont été négligés par la tutelle alors que les responsables du ministère évoquaient tout le temps la création de nouveaux pôles universitaires. Dans un communiqué qui précédait le mouvement de débrayage, le CNES avait déploré "le paternalisme et la non-application des lois dans le cadre de la gestion sont devenus la règle dans les pratiques des recteurs et des doyens des facultés, et ce, aussi bien sur le plan pédagogique que sur le plan administratif". Sur le même ton, le porte-parole du syndicat a fustigé dans une déclaration les promesses non tenues sur la situation des enseignants."Il y a 30.000 enseignants qui ont été recrutés et n'ont jamais connu une augmentation de salaires". Au pire, ce sont les de magistère et les doctorants qui sont les plus touchés par le déclassement salarial. Le Cnes parle même de "pratiques arbitraires" de certaines responsables de facultés. C'est dire que le pot est pourri.Un diagnostic et des solutions exigéesLes enseignants qui ne se laissent pas confortés par des promesses sont décidés à poursuivre leur protesta. "C'est un mouvement qui ne va pas s'arrêter, il s'arrêtera quant il y aura des actions et non pas des discours" avait averti Adelmalek Rahmani. La lutte est inscrite donc avec un bras de fer continuel entre le partenaire social et le ministère de l'enseignement supérieur.Pour l'instance syndicale, il y a lieu de faire un diagnostic général afin de trouver des solutions. Cela passe d'abord par "une évaluation de ce qui a été fait auparavant par les hauts responsables de l'université".En pointant le doigt sur la gestion, le CNES en sait quelque chose. Le financement de la recherche, les nouvelles habilitations de recherche, l'état des travaux de nouvelles facultés, la réforme pédagogique et le classement de l'université. Tout est pèle mêle et dans la confusion. Si les enseignants s'estiment n'être pas consultés dans ces projets, c'est que le dialogue est au point mort. Selon le Cnes, ce sont "les doyens qui décident de tout".Mais pour la tutelle, elle s'en défend. Tahar Hadjar qui a été longtemps recteur de la faculté centrale d'Alger et promu ministre il y a un an se justifie. Il hérite d'un passif au point où il doit faire le « ménage ». Il lance un programme qui selon lui est important. En matière de logements, il estime que "3.285 logements de fonction ont été réalisés au profit des universitaires avec un programme global national de 10.000 logements".D'autres chantiers ont été lancés et les travaux sont en cours. Sur le plan des salaires, le ministre a réitéré qu'il reste à la disposition du partenaire social sur des négociations à mettre sur table. Mais depuis, rien de nouveau. Tahar Hadjar est revenu sur la question lancinante de la réforme du système LMD, point d'achoppement de la crise qui affecte étudiants et enseignants.Il était convenu d'une conférence d'évaluation de ce système à la fin de l'année pour dégager de nouvelles perspectives afin de corriger les lacunes ou maladresses de ce système tant décrié. Les universitaires qui avaient acquiescé dés la rentrée universitaire, ont changé d'avis après différentes consultations. Pour eux, il faut d'abord régler les problèmes d'ordre socio-professionnel mais pour le ministère, il faut passer par la priorité des réformes pédagogiques. Conclusion : un dialogue de sourds s'installe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : FAYÇAL ABDELGHANI
Source : www.lemidi-dz.com