Les routes d’Oran renoueront avec la stagnation des eaux
L’opération curage des avaloirs a démarré tardivement à travers les quartiers d’Oran. Entamée à la fin de la semaine dernière, cette opération qui aurait dû avoir lieu en été, selon les observateurs, intervient avec un important retard. Un retard qui ne manquera pas d’avoir des retombées négatives sur la praticabilité de la chaussée en temps de pluie. Par ailleurs, selon des communaux, avec le peu de moyens humains et matériels réservés à cette opération par les secteurs urbains, le curage ne pourra se terminer avant l’arrivée des grandes pluies. Au niveau de certains secteurs urbains, le passage des agents d’assainissement chargés du curage et du nettoyage des avaloirs a été l’origine de désagréments pour les riverains et usagers de la route. En effet, tous les détritus retirés des avaloirs ont été déposés en amas sur la route, dans l’attente des tracteurs chargés de la collecte que les pouvoirs publics ont affectés à ce travail. Il faut savoir que la commune d’Oran a conclu un marché pour l’acquisition de tracteurs auprès d’un concessionnaire spécialisé mais que la réception de ces engins n’a pas encore eu lieu. Il en est de même pour l’équipement indispensable pour les communaux chargés de cette mission, avance une source au niveau de la commune. Pour rappel, il y a quelques années, un éboueur est mort asphyxié au fond d’un un avaloir, celui du quartier de l’USTO, à proximité d’une clinique privée. Cet avaloir là constitue l’un des points noirs de la commune d’Oran puisque, à chaque hiver et en temps de pluie, les lieux se transforment en un immense lac où il devient impossible de circuler. Il en est de même dans certaines autres artères de la grande ville qu’est Oran. Ce problème risque de s’accentuer cet hiver puisque les travaux de réhabilitation des routes, lancée par-ci, par-là à travers quelques artères et rues de la wilaya ont été à l’origine de la disparition d’un grand nombre d’avaloirs. «Ils ont été carrément supprimés, recouverts de bitume comme s’ils n’avaient jamais existé» nous a-t-on confié. Au niveau d’autres endroits, des projets de réalisation d’avaloirs restent en suspens, malgré la disponibilité des sommes faramineuses qui leur ont été allouées par l’APC d’Oran ainsi que par les services de la wilaya chargés de la réhabilitation de la voierie et la création des avaloirs. La situation ne diffère pas trop au niveau des 25 communes restantes de la wilaya d’Oran. Elle peut même être pire à travers celles-ci à l’exemple de Bir El Djir où la voierie constitue le grand problème des riverains.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com