Quatre nouveaux opérateurs de pharmacie se retrouvent actuellement sous la loupe du ministère de la Santé, pour évaluer leurs performances en importations et stockage du médicament.
Ces laboratoires risquent de se faire exclure définitivement de la liste des importateurs. Cette nouvelle annonce faite par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès depuis la ville d'Oran, s'inscrit dans le cadre de la nouvelle «dynamique du secteur». Elle se veut comme étant une «solution» à l'interminable pénurie des médicaments qui secoue le marché depuis des années. Cela n'empêche pas, que la pénurie est bien présente et ancrée dans nos officines. En effet, les ruptures de stocks répétées, l'absence de médicaments génériques notamment ceux destinés aux personnes atteintes de pathologies graves, relève-t-on, font le quotidien de nos malades. Cette situation perdure dans le temps, en dépit des efforts de la tutelle ainsi que la médiatique intervention du Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia,lequel avait ordonné en novembre dernier une enquête au sein des structures du ministère de la Santé. Le premier responsable du secteur a, depuis, entamer une série de mesures visant à mieux contrôler le circuit de distribution du médicament cela à travers l'instauration de deux commissions d'enquêtes, l'une destinée à évaluer le travail des importateurs existant sur le marché algérien et dont le résultat avait été le retrait d'agrément à quatre laboratoires alors que l'autre, s'attaque aux laboratoires suspects de surfacturation autrement dit, de transfert illicite de devises vers l'étranger sous couvert de factures «gonflées», comme cela a été le cas pour le laboratoire Sanofi Aventis Algérie, ayant fait l'objet d'une poursuite judiciaire pour avoir contracter une contravention à la législation du contrôle du change et pour laquelle, le DG du laboratoire a été condamné à un an de prison avec sursis. Un jugement, pas du goût de l'importateur, ayant décidé de faire appel de «cette décision dans les plus brefs délais», avait annoncé le laboratoire en précisant que leurs agissements ont été «toujours en pleine conformité avec la législation algérienne».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K H
Source : www.lnr-dz.com