Oran - Revue de Presse

La spéculation bat en brèche les discours officiels



La pomme de terre pourrie à 55 DA Alors que le Ramadan est à nos portes, les consommateurs assistent, médusés, à la flambée des prix qui bat en brèche les déclarations des responsables, notamment celles du chef du gouvernement et de son ministre de l’Agriculture dont les discours avaient jeté du baume dans les cœurs. Confrontés à la pénible réalité, les citoyens ont vite déchanté. Lors d’une tournée à travers les marchés d’El-Bahia, nous avons constaté que la pomme de terre se maintenait à 70 dinars le kilo et que des tonnes de patates pourries étaient commercialisées sur les diverses places, dont la rue des Aurès (La Bastille) et le marché Sidi Okba de M’dina J’dida. Pour ces produits impropres à la consommation, les marchands exigent 55 DA le kilo. Ceci, fait-on observer, en dépit des facilités accordées par le gouvernement aux importateurs de pommes de terre qui ont aussi bénéficié de réductions sur les tarifs douaniers et autres taxes. Selon la direction du port d’Oran, 2000 tonnes de patates ont été réceptionnées en une semaine. On fait cependant remarquer que cette quantité est insignifiante et que les besoins réels s’élèvent à plus de 150.000 tonnes. Concernant les pommes de terre avariées que des spéculateurs ont conservées dans des chambres froides pendant une période dépassant les 3 mois, nos interlocuteurs assurent qu’ils n’ont pu contrôler les 40 chambres froides essaimées à travers la wilaya d’Oran où pas une seule pomme de terre ne serait stockée. Les quantités livrées proviendraient des wilayas limitrophes mais les services n’arrivent toujours pas à connaître quelle direction a prise ce tubercule. Pour ces raisons, on estime que les prix de ce produit de large consommation sont appelés à connaître d’autres augmentations au cas où des mesures ne sont pas prises pour endiguer cette tendance. Pour ne pas être en reste, le prix du sachet de lait pose également problème du fait des manœuvres des barons qui imposent leurs lois pour le maintenir à 30 dinars et à 40 dans certaines communes de la wilaya de Tlemcen. Ceci, dit-on, on dépit des contrôles et du soutien apporté par le gouvernement aux producteurs. A ce sujet, les services du commerce assurent que 6 complexes laitiers, répartis à travers la wilaya d’Oran, ont été soumis à contrôle et qu’il s’est avéré que certains produisaient du lait non conforme aux normes. Pour ces infractions, leurs dossiers ont été soumis au ministère de tutelle qui les étudiera et se prononcera. Faisant également l’objet de spéculation, les dates et le pain posent problème aux ménages. Concernant les dates, les prix moyens sont de 250 dinars le kilogramme. Le prix du litre d’huile de table a lui aussi été augmenté de 15 dinars. Il en est de même pour le petit lait, notre L’BEN et du lait en poudre qui se vend 250 dinars le paquet. Question viandes rouges, le kilo d’agneau a atteint les 750 dinars. De la sorte, le consommateur est pris en otage par les déclarations des officielles et le laxisme des différentes tutelles qui continuent à soutenir que les prix n’obéissent qu’à la loi du marché. En attendant de meilleurs jours, la spéculation bat son plein et les barons qui ont fait main basse sur l’économie se donnent à cœur joie. Ils se sucrent au propre comme au figuré et comme cerise sur le gâteau, ils majorent le prix du sucre. Sifi F.
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