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la société civile doit mener le dialogue interméditerranéen Conclusion d'une rencontre organisée à Paris



la société civile doit mener le dialogue interméditerranéen Conclusion d'une rencontre organisée à Paris
Il faut encourager la coopération entre les sociétés civiles des deux rives afin de fonder un réel dialogue Sud-Nord Méditerranée qui peut aboutir à un meilleur projet de partenariat politique et économique», telle est la recommandation des participants à une journée d'étude consacrée à ce thème, le 26 septembre, au siège de l'Assemblée nationale française à Paris, à l'initiative de l'association Méditerravenir (Tunisie et France).Paris
De notre correspondant
Une manière de dire que l'échec du processus de Barcelone et le projet mort-né de l'Union pour la Méditerrané (UPM) a été engendré par l'absence d'un débat de fond et d'un vrai dialogue avec et entre les peuples des pays concernés.
Organisée par l'association Méditerravenir, cette rencontre s'est tracée également comme objectif de «renforcer les liens entre les associations méditerranéennes par l'échange Sud-Sud-Nord Méditerranée de pratiques innovantes», en invitant des acteurs associatifs et syndicaux de Tunisie, du Maroc, d'Algérie, de France, de Belgique, etc.
Devant une assistance de qualité, la présidente de Méditerravenir, Fatima-Zohra Malki-Bensoltane, a ouvert les travaux de ce colloque en déclarant que le dialogue dans l'espace méditerranéen doit être «fondé sur des principes d'égalité, de réciprocité et du respect des différences» par opposition au dialogue «qui s'impose aujourd'hui par le rapport socio-historique, la dimension culturelle, mais il n'en reste pas moins infiltré par des relations de pouvoir, de domination et d'impérialisme». Elle a profité de sa tribune pour «rendre hommage à la jeunesse du Sud qui porte l'espoir d'une société meilleure et celle du Nord qui lui est solidaire».
Dans ce sens, Mme Malki-Bensoltane a affirmé : «Les sociétés civiles de la rive sud de la Méditerranée sont en forte émergence et ébullition, chacune selon ses rythmes et spécificités.» Justement, ces «spécificités» sont exprimées, explicitement ou implicitement, par les représentants des pays maghrébins prenant part à ce rendez-vous. Ainsi, Fatiha Daoudi, vice-présidente de la Commission nationale pour le dialogue avec la société civile au Maroc, a expliqué que «la société civile marocaine travaille et avance en douceur, en évitant d'aller vers des heurts».
De son côté, Meriem Ben Lamine, militante associative tunisienne, a rappelé la particularité de la société civile de son pays qui «représente le vrai contrepouvoir. En Tunisie, la société civile se substitue souvent à l'opposition, en surveillant par exemple les élections et, actuellement, les travaux de l'Assemblée nationale constituante. On se bat au sein de cette assemblée pour imposer l'égalité homme-femme». Enfin, Nabila Metair, représentante de l'association oranaise Bel Horizon, a présenté le parcours du mouvement associatif en Algérie et détaillé les activités de son association pour la «sauvegarde de la mémoire et du patrimoine national naturel et matériel». Elle a souligné «l'importance de l'aide que devraient apporter les élus et assemblées locales au travail associatif, notamment avec le nouvelle loi d'associations en Algérie».
Plusieurs acteurs de la société civile française ont, par ailleurs, tenu à présenter leurs partenariats avec leurs homologues maghrébins. Durant l'après-midi, le débat a été ouvert avec des journalistes méditerranéens concernant «le rôle des médias pour améliorer le rapprochement entre les sociétés civiles des deux rives de la Méditerranée». Etaient présents des représentants d'El Watan, Médiapart, TV5 Monde, de la télévision tunisienne etc.
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