Les praticiens spécialistes de la santé publique ont continué, hier, leur
grève ouverte entamée mardi dernier. Le bureau national du SNPSSP était, hier
après-midi, et jusqu'à une heure tardive, en réunion pour discuter de
l'évolution de la grève et de son devenir.
A Oran, le taux de suivi de la grève qui était de l'ordre de 50% au
premier jour de débrayage, mardi, est passé à 75%, hier, au deuxième jour, au
niveau des établissements de santé de la wilaya. C'est ce que nous a indiqué
le Dr Kraba, coordinateur de wilaya de ce syndicat, qui
avait précisé que ce taux était appelé à augmenter au fil des jours. A signaler
que les grévistes ont, hier encore, respecté le service minimum notamment dans
les urgences et les gardes médicales.
Dans la wilaya de Constantine, la grève déclenchée mardi dernier par les
spécialistes de la santé publique a été largement suivie et s'est poursuivie
hier à travers tous les établissements de santé publique de la wilaya (EPH, EPSP
EHS, etc.). Le docteur Bouchagor, représentant du
SNPSSP au niveau de l'hôpital d'El-Khroub a annoncé
que «les responsables locaux du syndicat des spécialistes de la santé publique
se trouvent à Alger pour participer à un conseil national extraordinaire du
SNPSSP». «Selon nos informations, a déclaré le Dr. Bouchagor,
le bureau national du syndicat a rencontré le ministre de la Santé et, suite à cela, les
responsables locaux ont été conviés à un conclave au siège du bureau national
pour se concerter et décider de la suite à donner à notre mouvement de grève». La
question du service civil est un des points sur lesquels insiste la corporation
des médecins spécialistes. A cette revendication de la suppression progressive
du service civil, s'ajoutent celles relatives au statut particulier, au régime
indemnitaire et à certaines primes du secteur hospitalier. Le statut
particulier des spécialistes est jugé « injuste et plein d'anomalies» par le
SNPSSP, qui demande également la révision du régime indemnitaire, mais aussi la
suppression de «l'injustice dans l'octroi de certaines primes» entre deux corps
du secteur médical, à savoir les médecins spécialistes et les hospitalo-universitaires.
Ainsi, selon le président du SNPSSP, les primes octroyées aux premiers sont imposées
à 30% contre 10% pour les seconds. Il est également revendiqué une même prime
de garde pour les deux corps. «La grève va continuer, mais les portes du
dialogue sont ouvertes. On espère qu'elle sera la plus courte possible», avait
aussi déclaré Dr Yousfi.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : SC & A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com