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La facture d'importation toujours... surdosée L'Algérie peut couvrir 70% de ses besoins en médicaments



La facture d'importation toujours... surdosée L'Algérie peut couvrir 70% de ses besoins en médicaments
Malgré tous les efforts consentis en matière de production pharmaceutique, la facture des médicaments reste toujours élevée. Plus de 2 milliards de dollars en 2012, en hausse par rapport à 2011, et probablement plus pour l'année en cours.Malgré tous les efforts consentis en matière de production pharmaceutique, la facture des médicaments reste toujours élevée. Plus de 2 milliards de dollars en 2012, en hausse par rapport à 2011, et probablement plus pour l'année en cours.
Cette hausse de la facture intevient au moment où les opérateurs économiques du secteur signent et attestent que la production nationale peut couvrir 70% des besoins locaux. L'outil industriel pharmaceutique en Algérie, composé actuellement d'une centaine d'unités déjà fonctionnelles et une dizaine en construction, pourra couvrir 70% des besoins du pays en matière de produits pharmaceutiques, a indiqué, mardi à Oran, le président de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop).
En marge de l'ouverture du 2e Salon international de l'industrie pharmaceutique, Abdelwahed Kerrar a souligné que l'Algérie dispose d'une centaine d'unités industrielles aux normes internationales et d'une dizaine en cours de réalisation, se référant à une étude réalisée par l'Unop en 2012.
"Cet outil industriel peut couvrir facilement 70% les besoins du pays en la matière", a-t-il déclaré affirmant que "l'industrie pharmaceutique se porte bien grâce aux investissements massifs faits par des algériens et des sociétés étrangères de droit algérien et l'interdiction de l'importation des produits fabriqués localement".
"En 10 ans, nous avons décuplé la production et triplé nos capacités de couverture des besoins. En 2002, l'Algérie fabriquait des produits pharmaceutiques pour un investissement de 80 millions de dollars, dépassant aujourd'hui un milliard de dollars", a-t-il ajouté.
Toutefois, plusieurs contraintes entravent encore la vraie relance du secteur, principalement les lourdeurs administratives qui doivent être levées, a encore souligné M. Kerrar relevant, entre autres, une lenteur dans l'enregistrement des produits, une défaillance flagrante en moyens humains et matériels pour accompagner les fabricants locaux dans l'enregistrement de leurs produits.
A titre dillustration, il a cité l'exemple d'une entreprise algérienne qui devait enregistrer son produit et l'exporter vers la Tunisie, où les formalités administratives ont pris 8 mois et l'opération allait échouer. "Le système des prix trop rigide, même si dans sa logique est sain, doit être revu car le producteur reste toujours insuffisamment rémunéré", a-t-il ajouté, faisant remarquer également que la formation fait aussi défaut.
Pour rappel, les importations de l'Algérie en produits pharmaceutiques ont atteint 1,24 milliard de dollars (Usd) durant les 8 premiers mois de 2013, contre plus de 1,53 milliard de dollars à la même période en 2012, en baisse de 18,7%, selon les Douanes algériennes. Les quantités de médicaments importées ont également reculé de 7,4%, passant de 23.514 tonnes à 21.768 tonnes durant la même période de comparaison, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des douanes.
Ce recul de la facture des médicaments, après une hausse de plus de 13% en 2012, s'explique, notamment, par le recul de 35% des produits parapharmaceutiques et de 18,5% des médicaments à usage humain qui représentent l'essentiel des importations globales de médicaments de l'Algérie.
Malgré ce recul, la facture des médicaments à usage humain reste toujours la plus importante avec 1,19 milliard Usd, contre 1,46 milliard Usd durant la période de référence, précise le Cnis.
Les médicaments destinés à l'usage humain ont représenté 95,4% des importations globales de l'Algérie des produits pharmaceutiques durant cette période de l'année déjà évoquée.
Cette hausse de la facture intevient au moment où les opérateurs économiques du secteur signent et attestent que la production nationale peut couvrir 70% des besoins locaux. L'outil industriel pharmaceutique en Algérie, composé actuellement d'une centaine d'unités déjà fonctionnelles et une dizaine en construction, pourra couvrir 70% des besoins du pays en matière de produits pharmaceutiques, a indiqué, mardi à Oran, le président de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop).
En marge de l'ouverture du 2e Salon international de l'industrie pharmaceutique, Abdelwahed Kerrar a souligné que l'Algérie dispose d'une centaine d'unités industrielles aux normes internationales et d'une dizaine en cours de réalisation, se référant à une étude réalisée par l'Unop en 2012.
"Cet outil industriel peut couvrir facilement 70% les besoins du pays en la matière", a-t-il déclaré affirmant que "l'industrie pharmaceutique se porte bien grâce aux investissements massifs faits par des algériens et des sociétés étrangères de droit algérien et l'interdiction de l'importation des produits fabriqués localement".
"En 10 ans, nous avons décuplé la production et triplé nos capacités de couverture des besoins. En 2002, l'Algérie fabriquait des produits pharmaceutiques pour un investissement de 80 millions de dollars, dépassant aujourd'hui un milliard de dollars", a-t-il ajouté.
Toutefois, plusieurs contraintes entravent encore la vraie relance du secteur, principalement les lourdeurs administratives qui doivent être levées, a encore souligné M. Kerrar relevant, entre autres, une lenteur dans l'enregistrement des produits, une défaillance flagrante en moyens humains et matériels pour accompagner les fabricants locaux dans l'enregistrement de leurs produits.
A titre dillustration, il a cité l'exemple d'une entreprise algérienne qui devait enregistrer son produit et l'exporter vers la Tunisie, où les formalités administratives ont pris 8 mois et l'opération allait échouer. "Le système des prix trop rigide, même si dans sa logique est sain, doit être revu car le producteur reste toujours insuffisamment rémunéré", a-t-il ajouté, faisant remarquer également que la formation fait aussi défaut.
Pour rappel, les importations de l'Algérie en produits pharmaceutiques ont atteint 1,24 milliard de dollars (Usd) durant les 8 premiers mois de 2013, contre plus de 1,53 milliard de dollars à la même période en 2012, en baisse de 18,7%, selon les Douanes algériennes. Les quantités de médicaments importées ont également reculé de 7,4%, passant de 23.514 tonnes à 21.768 tonnes durant la même période de comparaison, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des douanes.
Ce recul de la facture des médicaments, après une hausse de plus de 13% en 2012, s'explique, notamment, par le recul de 35% des produits parapharmaceutiques et de 18,5% des médicaments à usage humain qui représentent l'essentiel des importations globales de médicaments de l'Algérie.
Malgré ce recul, la facture des médicaments à usage humain reste toujours la plus importante avec 1,19 milliard Usd, contre 1,46 milliard Usd durant la période de référence, précise le Cnis.
Les médicaments destinés à l'usage humain ont représenté 95,4% des importations globales de l'Algérie des produits pharmaceutiques durant cette période de l'année déjà évoquée.
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