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La coordination politico-sportive



La coordination politico-sportive
Le sport a été toujours un moyen d'évasion et de détente. Quoique les enjeux économiques sont imposants sur le plan sportif comme la patte du lion sur sa proie. On ne pouvait imaginer un autre scénario tel que la gifle encaissée par l'Algérie lors du tirage au sort de la CAN-2017. On a tout fait sur le plan affectif d'avoir la réconciliation avec le patron de la Confédération africaine de football. Mais on a rien fait pour rassasier l'appétit du lion, celle de l'opérateur Orange. L'attribution des prochaines éditions 2017, 2019 et 2021 ne coïncide-t-elle pas avec la présence de cet opérateur dans ces pays 'D'une part, les enjeux économiques ont pris une projection parabolique, alors que notre projection s'affine horizontalement. On cherchait à s'affirmer par une nouvelle texture, celle du nouveau leader en Afrique. Une simple analyse géographique nous montre ci-après, la présence de cet opérateur sur ces trois pays organisateurs, en sus ce dernier est le sponsor de la CAN pour une durée inconnue. Comment voulez vous que le Ghana et l'Algérie soient des prétendants pour ce tournoi. D'autre part, la transparence est absente. Où est le rôle des chaînes de télévision, où est le suffrage, le décompte des voix par membre des fédérations, sans doute ça doit être le clou de la soirée ! L'Algérie s'est fragilisée une seconde fois, on a accordé de l'argent, on a essuyé les dettes de quelques pays africains qui nous ont tournés le dos lors des jours de vérités. Notre coordination n'était pas ingénieuse car il fallait que notre société sportive s'invite à avoir le soutien de ces nations pour l'attribution de la CAN. L'autre crochet, nos responsables sportifs ont vite tranché sur l'affaire du joueur camerounais décédé lors du match JSK versus USMA. A l'heure où on préparait le dossier de candidature pour la CAN-2017, on s'est fusillé en utilisant nos armes contre nous-même. En faisant payer un lourd tribut à un club qui n'a pas su gérer une affaire internationale et par-dessus des sanctions plausibles. Le revers était pointé par le doigt, notre fédération devait sécuriser l'événement et secourir le club pour atténuer les conséquences de ce drame. Elle s'est cassée les dents en se donnant un coup de fouet, et ainsi raviver l'esprit de vengeance de certains responsables africains. Notre fédération devait se protéger de cette affaire en lui accordant âme et conscience avant de s'acharner contre un club pour des raisons antisportives. Les conseillers juridiques et sportifs n'ont pas agi avec finesse avec ce dossier de candidature car la maturité est primordiale dans ces conditions de crise. Nous savons pertinemment que les causes sécuritaires sont importantes pour abriter un événement sportif. Par ailleurs, nous avons les infrastructures nécessaires et les moyens de récupération pour nos hôtes. Rien n'est dans ce sens, notre représentativité et notre poids en Afrique est à redimensionner. Est-ce possible que ces trois pays organisateurs, alignés géographiquement, puissent avoir des chances égales. Sachant que le Gabon a déjà abrité en 2012, la CAN avec beaucoup de réserves sur le plan organisationnel. Et comment expliqué le rachat de la Tunisie et du Maroc. Le premier a formulé des excuses pour enfin participer à la CAN-2017 et le deuxième se voit annuler les sanctions infligées à l'exception de l'amande...


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