La Commission exécutive nationale (CEN) de l'UGTA dont l'ouverturede la 6ème session ordinaire a été rehaussée par la présence du chef duGouvernement Abdelaziz Belkhadem, a adressé une lettre au président de laRépublique dans laquelle elle lui a exprimé «sa gratitude pour les mesuressalariales et sociales qui ont été acquises par les travailleurs et lesretraités sous l'impulsion et l'initiative de votre autorité, et a salué la volontédu président de la République d'agir pour la relance économique et le progrèssocial par la promotion du cadre du dialogue».Il n'y aurait rien eu à redire sur ce «coup de chapeau»appuyé de la direction excécutive de la centrale syndicale à la politiqueéconomique et sociale inspirée par le chef de l'Etat si son éloge s'étaitaccompagnée d'une allusion critique à la tendance inflationniste qui est entrain de laminer «les acquis salariaux et sociaux» qui ont été consentis aumonde du travail dans le cadre de cette politique.D'avoir été «associée» à la concertation sur les mesuresque l'Etat a décidé de prendre en faveur des salariés, semble suffir à lacentrale syndicale et lui avoir fait fermer les yeux sur cette influencerampante qui, en cette saison estivale, a fait grimper de façon affolante lecoût de la vie pour les citoyens. Son silence sur la question démontre qu'elleignore ou feint pour le moins de ne pas entendre le mécontentement que cettesituation provoque au sein de la population. Pour les caciques de l'appareilsyndical, ils sont occupés à s'attirer les «bonnes grâces» du pouvoir enprévision du congrès de l'organisation, il n'est pas manifestement«politiquement correct» de le prévenir contre la tension sociale qui monte. Iln'est question dans ce milieu que de brosser «dans le sens du poil» pourconserver le statut de «partenaire social» exclusif de l'Etat.L'UGTA, organisation syndicale qui prétend êtrel'interprète des préoccupations du monde du travail mais d'une certaine façoncelui aussi des autres couches de la société, ne se sent apparemment nullementalertée par les amères récriminations et mises en gardes exprimées en maintesoccasions par le président de la République sur l'application de sa proprepolitique de relance économique et les limites auxquelles elle se heurte pourêtre basée exclusivement sur l'existence de la rente pétrolière. En réitérantostensiblement sa vassale allégeance au président et à sa politique, lacentrale croit se préserver de la déliquescence qui travaille les rangs de sonorganisation depuis que les travailleurs se sont mis à les déserter pour causede leur refus de s'inscrire dans une action syndicale dont la finalité premièreest d'entretenir l'illusion qu'il n'y a pas de contradiction et d'antagonismeentre la politique économique et sociale mise en oeuvre par l'Etat et lesintérêts et attentes du monde du travail en particulier et de la société engénéral.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kharroubi Habib
Source : www.lequotidien-oran.com