Oran - Revue de Presse

L'OLP récuse la Ligue arabe



L'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le Fatah est la composante dominante, a rejeté la décision de la Ligue arabe de former une commission d'enquête sur les combats interpalestiniens dans la bande de Ghaza, suite auxquels le Hamas a pris tous les pouvoirs dans ce territoire. Pour justifier son refus de l'initiative arabe, l'OLP argue qu'il «s'agit d'une ingérence flagrante dans les affaires des Palestiniens». Par ailleurs, M. Abd-Rabbo qui est le secrétaire général du comité exécutif de l'OLP et un proche collaborateur du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a également rejeté l'appel au dialogue lancé, vendredi, par le chef en exil du Hamas Khaled Mechâal. Le rejet par l'OLP de la décision arrêtée par les ministres arabes des Affaires étrangères est, sans nul doute, la conséquence du mécontentement ressenti par Mahmoud Abbas du fait que bien que les Etats arabes aient condamné «les actes criminels» commis dans la bande de Ghaza et réaffirmé leur soutien au président de l'Autorité palestinienne, se sont néanmoins gardés de désigner le Hamas comme l'agresseur responsable de ces actes criminels. Ce qui laisse, évidemment, supposer que ces Etats arabes ne font pas leur, la présentation des évènements survenus à Ghaza, avancée par Mahmoud Abbas et le Fatah. L'autre rejet, celui opposé à l'appel au dialogue lancé par le chef politique en exil du Hamas, indique que dans le camp de Mahmoud Abbas et du Fatah l'on est dans la logique de rupture définitive avec le Hamas qui exclut tout retour au dialogue et à la négociation comme sortie de la crise créée par l'affrontement entre les deux factions. Signe que Mahmoud Abbas et ses partisans n'envisagent aucun compromis avec le Hamas, le président de l'Autorité palestinienne qui a décrété l'état d'urgence dans les territoires, vient de déclarer «hors-la-loi» la formation de toutes les structures et organismes qui s'en réclament. Il semble clair, désormais, que le conflit dans lequel est plongé le peuple palestinien se résoudra par la force. Mahmoud Abbas et ses partisans ont été, à l'évidence, confortés dans leur détermination à réduire ce qu'ils qualifient de «coup d'Etat» fomenté par Hamas et par la même occasion en finir avec l'hypothèque que fait peser sur l'Autorité palestinienne la puissance militaire du parti islamiste. Confort qui leur vient de l'appui que leur prodiguent les Etats-Unis, Israël et l'Union européenne.  Les deux premiers Etats qui n'ont guère apprécié la réconciliation intervenue entre les fractions palestiniennes concrétisée par la formation d'un gouvernement d'unité nationale poussent, sans ambiguïté, le président palestinien et ses partisans à la confrontation totale avec le Hamas. Ils ne sont pas étrangers à l'enchaînement des évènements qui ont conduit à l'éclatement de la guerre fratricide interpalestinienne. Dans le Fatah existe un clan qui est déterminé à s'appuyer sur les Etats-Unis pour se maintenir au pouvoir. C'est lui qui, depuis l'arrivée au gouvernement du Hamas, a empêché que Mahmoud Abbas, en tant que président de l'Autorité nationale et ce parti, ne trouvent un terrain d'entente et de coopération. Le Hamas a commis la faute de tomber dans le piège que ce clan lui a tendu. En répliquant de la façon dont il l'a fait à ses provocations, le Hamas a, certes, pris le contrôle de Ghaza mais s'est mis, en même temps, en position désormais désigné comme le briseur de l'unité nationale palestinienne et l'obstacle au règlement du conflit israélo-palestinien. Ce que développent en boucle les médias occidentaux, unanimement.
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