Oran - Revue de Presse

L'extraction du sable et le contrat de Suez



La loi relative à l'exploitation du sable a été réaménagée et son décret publié récemment dans le journal officiel.

 «La loi permet désormais l'extraction de sable des rivières et oueds mais en préservent d'autres», a déclaré le ministre à la presse, dimanche à Skikda. Il rappelle qu'entre l'interdiction de l'extraction du sable par l'article 14 de la loi en question et la reconduction d'un moratoire de deux ans, il a été demandé aux entrepreneurs de fabriquer du sable de carrière. «Mais ça n'a pas donné, il est plus facile d'extraire du sable des oueds que de le fabriquer, il n'y a pas eu de répondant et on a eu peur de voir les projets bloqués», a expliqué Sellal. Il fait savoir que, depuis la promulgation des nouvelles dispositions, l'Etat donne six mois pour régulariser les demandes et traiter d'autres nouvelles. «La nouveauté est que nous imposons un cahier des charges pour extraire le sable et nous définissons les endroits où il est strictement interdit de le toucher», dit le ministre. Il prévient que «l'enquête sur l'environnement est la plus difficile, ça avance doucement et touche beaucoup plus des dossiers du secteur public que privé». La surveillance des «zones interdites à l'extraction» sera à charge, dit-il, des services de sécurité, «notamment de la gendarmerie et de la police des eaux». Qualifiée de «transitoire» par le ministre, la phase de régularisation ne gêne en rien l'extraction par ceux qui ont été autorisés déjà par l'Etat de le faire. «Ceux qui détiennent l'autorisation de le faire peuvent continuer de le faire, mais nous n'en acceptons pas de nouveaux jusqu'à la validation des dossiers conformément au nouveau décret», affirme le ministre.

 Interrogé sur le contrat de Suez qui prend fin d'ici à la fin de l'année en cours, Sellal rappelle que la société a atteint les objectifs qui lui ont été fixés en matière de distribution de l'eau h24 et de la formation des personnels du secteur. «On doit évaluer ce qui a été fait et soumettre au gouvernement, ce sera après au conseil des ministres de décider de la reconduction du contrat de Suez ou pas», a-t-il dit. L'on «appréciera s'il est utile de continuer ou pas mais sur de nouvelles bases», ajoute-t-il. En effet, souligne le ministre, «si on doit le faire, on ne le fera pas dans les mêmes conditions, on en redéfinira d'autres nouvelles». Il affirme qu'«à Oran, ça marche très bien mais à Annaba et à Constantine, il y a des mises en demeure parce que ça n'a pas marché comme on l'a souhaité». Après l'élaboration d'un audit interne pour en évaluer les résultats, il est question, selon lui, de faire un audit externe «mais par un national», a-t-il précisé. L'appel d'offres a été lancé il y a un mois de cela. «On a le temps jusqu'à la fin de l'année», a-t-il indiqué.


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