Le téléphérique, c’est pas pour demain !
Une fois encore, et même si toutes les dispositions administratives et techniques concernant la réception et la gestion du téléphériques qui avaient retardé son lancement ont été satisfaites, la mise en exploitation de ce moyen de transport n’est pas pour demain.
En effet, contrairement aux prévisions, le té-léphérique n’est toujours pas fonctionnel. A ce sujet, on apprend que l’expérimentation des cabines a été interrompue. A ce propos, on apprend d’une source responsable de la commune d’Oran, en charge du suivi du projet, que le retard qu’accuse la mise en exploitation du téléphérique n’est pas seulement d’ordre financier et que même si le projet a été livré depuis près d’un mois à l’ETO, il n’en demeure pas moins qu’il n’a toujours pas démarré, l’entreprise publique de transport réclamant une aide financière de la commune à laquelle elle demande aussi de prendre en charge d’autres frais de gestion pour lui permettre de faire face à ses obligations pendant les 6 mois d’essai. Cette demande ayant été rejetée par la commune d’Oran, la situation s’est davantage compliquée. Ainsi, longtemps attendue et souvent différée, la mise en exploitation du téléphérique n’est pas pour demain. C’est, dans tous les cas, l’impression que l’on a lorsque l’on apprend que l’entreprise ETO auquel il a été confié réclame plus d’argent. ETO ayant, en effet, reçu le projet qui a déjà englouti près de 24 milliards, sur un plateau d’or, elle n’avait plus qu’à mettre en marche les installations et cabines après la période expérimentale de 6 mois qui lui a été accordée pour une bonne adaptation et, de là, une gestion efficiente. Selon des sources bien informées, la demande d’aide financière introduite par ETO et la prise en charge de certains frais par la municipalité a été présentée eu égard au caractère de service public non lucratif. C’est pour cela, dit-on, que l’ETO qui craint de devoir faire face une fois la période d’essai de 6 mois écoulée à d’énormes dettes, est réticence. C’est aussi, laisse-t-on entendre, pour toutes ces raisons que le projet traîne encore et c’est ce qui incite à penser que la tutelle doit intervenir et apporter son aide à l’ETO ou créer une autre entreprise qui prendrait en charge le projet mais sans se soucier s’il est rentable ou pas puisque d’utilité publique. Pour rappel, il était prévu que le projet démarre en mars 2007 mais un troisième ajournement a été décidé. Nos sources assurent qu’au total 29 milliards dont 4 pour l’acquisition des équipements et les cabines ont été dépensée. Ces retards sont également en relation avec la décision de la wilaya d’Oran de démolir les habitations se trouvent sous le parcours du téléphérique et qui ont effectivement été rasées en août dernier dans le cadre du transfert des habitants des Planteurs. Ceci n’a pas pour autant contribué à redynamiser le projet qualifié de « rêve « sur lequel les responsables comptent beaucoup pour l’essor du tourisme dans la zone du Mourjadjo et Moulay Abdelkader.
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Par Redouane G.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com