L?économie fondée sur la connaissance est présentée par le Conseil national économique et social (CNES) comme étant «une des réflexions parmi les plus structurantes du moment dans l?ordonnancement des priorités de tous les pays avancés ou émergents».C?est, hier, au Palais des Nations du «Club des Pins» que le CNES a voulu sensibiliser ce qu?il qualifie de «partenaires sectoriels» sur la nécessité de se mettre à «l?économie fondée sur la connaissance (EFC), un concept que les représentants de la Banque mondiale avouent «encore flou car utilisé dans un espace de critères multidimensionnel qui caractérise un domaine, la réunion d?un ensemble de conditions qui permettent de penser qu?il se passe probablement quelque chose qui tourne autour de l?économie de la connaissance, de la nouvelle économie...»Prononcée par le professeur Jean-Louis Reiffers, président du comité scientifique du FEMISE, intervenant, hier, dans le symposium du CNES sur l?EFC, une telle affirmation risque de ne pas emballer les plus téméraires des gouvernants.Mais le professeur a tenté de dissiper «ce flou» en précisant «qu?on est (cependant) certain qu?il y a un effet économie de la connaissance sur la croissance (...) tout ce que (celle-ci) n?explique pas par le facteur travail ou l?accumulation du capital». Mais, ajoute-il «on ne sait pas imputer précisément l?effet économie de la connaissance». Pour l?intervenant, au nom de la Banque mondiale, «techniquement, il faudrait pouvoir mesurer la contribution de l?EFC à la productivité globale des facteurs».Le CNES souligne qu?il voit que l?EFC «à la fois comme concept et comme principe d?action ou mode opératoire universel visant son inscription dans toute la diversité des champs de pratique sociale, s?est retrouvée, depuis quelques années, projetée au rang des préoccupations nodales de très nombreux acteurs à travers le monde, dont singulièrement ceux ayant en charge la conduite des politiques publiques à l?échelle d?un Etat ou d?une communauté d?Etats».Il estime ainsi «qu?il s?agit de faire de l?échange et du partage des savoirs cumulatifs dotés d?une puissance d?interactivité sans précédent, notamment à l?aide du puissant vecteur des NTIC, le socle sur lequel doivent être représentées et revisitées les stratégies de développements économique, social et culturel ayant pour finalité la consolidation et l?expansion de la richesse collective durable». Il veut faire de sa rencontre de deux jours «une étape-clé dans le processus d?appropriation d?une telle perspective» qu?il inscrit «dans le droit fil de sa, désormais, nouvelle feuille de route».Appropriation qu?il estime possible par trois niveaux de responsabilité qui sont «les réseaux académiques et connaissants regroupés autour de pôles universitaires et des centres de recherche; la société civile et ses principales ramifications au niveau des opérateurs économiques, des syndicats, des associations et ONG; les pouvoirs publics en leur qualité de policy makers, comme carrefour, réceptacle et centre névralgique de la décision stratégique».Â
«ON NE SAIT PAS HIERARCHISER LES ACTIONS»
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ghania Oukazi
Source : www.lequotidien-oran.com