Oran - Revue de Presse

Kacem Elimam, Président du MC Oran, à La Voix de l’Oranie



«Il n’est pas question de boycotter le championnat» Après plusieurs années d’absence, le destin a voulu que Kacem Elimam reprenne les commandes du club d’El-Hamri suite à la destitution de Youcef Djebbari. Autant dire que son retour à la tête du MCO n’a constitué nullement une surprise. Le rejet des candidatures de Louhibi et Belhadj à la veille des élections a été un premier grand signe de la victoire d’Elimam. Même la venue en masse des anciens joueurs pour s’opposer à son retour ne fut qu’un coup d’épée dans l’eau puisque c’est à la majorité qu’il a pu reprendre le fauteuil de la présidence. Aujourd’hui, le président du Mouloudia d’Oran, Kacem Elimam, se confie à «La Voix de l’Oranie» et évoque toutes les questions relatives à la vie du club. L’homme fort des «Rouge et Blanc» d’El-Hamri tient à rappeler que le Mouloudia n’est pas mort et que le retour du club parmi l’élite n’est qu’une question de temps. - M. Elimam, quel bilan faites-vous du rendement et résultats de votre équipe en ce début de saison après six journées ? - Ce n’est qu’un début de saison, il est encore un peu tôt pour faire des bilans. Globalement, je suis satisfait du rendement des joueurs. Il faut se rappeler que cette équipe ne s’est formée qu’à quelques jours du début du championnat. D’ailleurs, tout le monde sait dans quelles conditions nous avons commencé à nous préparer pour la nouvelle saison en seconde division à partir du 26 juillet, date de l’AGE. Franchement, c’est un exploit que cette équipe ait pu démarrer le championnat et par rapport à la situation catastrophique que nous avons héritée, je ne peux qu’être satisfait. Sur les six matches que nous avons disputés, nous avons gagné nos deux rencontres à domicile et nous avons engrangé un point de l’extérieur, ce n’est pas mal pour une équipe qui n’existait pas il y a à peine un mois et demi. Nous avons essayé d’assurer le maximum en matière de recrutement, mais malheureusement on ne nous a pas laissé le temps pour essayer de bâtir une équipe encore meilleure et plus solide. N’empêche, la plupart des joueurs, sont des éléments qui ont déjà défendu les couleurs du Mouloudia et avec leur volonté et le bon travail technique nous irons jusqu’au bout. Cependant, je pense que la cohésion tarde à venir. Mais je reste confiant quant à l’amélioration du jeu de mon équipe lors des prochains matches. - Le MCO n’a que trop souffert et les supporteurs aussi, le club devra renouer avec les titres, n’est-ce pas ? - Absolument, à commencer par l’accession. Si nous parvenons à atteindre un rythme cohérent et gagner en confiance avec les matches, le MCO pourra prétendre à d’autres titres cette saison ou même lors du prochain exercice. Je suis venu redonner au Mouloudia son lustre d’antan. C’est la cinquième fois qu’on fait appel à moi dans de pareilles situations. J’ai toujours trouvé le MCO en bas pour le hisser vers la hiérarchie. L’ancien président a été mal conseillé car il était entouré de personnes qui n’avaient pour but que de faire dans le commerce des joueurs sans se soucier de l’avenir, ni de la stabilité de l’équipe. Pour vous dire, on va essayer de relancer plusieurs disciplines avant la fin de mon mandat pour laisser à mon successeur un club performant. Malheureusement, à l’heure actuelle nous avons un problème avec quelques supporteurs, je dis bien une minorité, qui prétend aimer le club et qui est la source de ses problèmes. Pour vous dire, le public du SA Mohammadia m’a fait énormément plaisir la dernière fois, car il m’a rappelé le public du Mouloudia des années 90. Franchement, c’est extraordinaire. - Certains connaisseurs disent que l’équipe du Mouloudia cette année n’est pas assez performante pour prétendre à l’accession. Qu’est-ce que vous en pensez ? - A ces personnes, je leur demanderai pourquoi elles n’ont pas jugé l’équipe du Mouloudia de l’exercice écoulé, celle qui pataugeait dans les profondeurs du classement. Je suis parti du club quatre fois, le MCO jouait pendant quatre saisons le maintien et a été menacé, à quatre reprises, de relégation et personne n’a levé le petit doigt pour dénoncer cette situation. Je vois mal ces gens, aujourd’hui, parler du Mouloudia. Certains s’en prennent aux joueurs et à l’entraîneur. Que tout le monde sache que Medjadj restera en poste quoi qu’il arrive. C’est un homme courageux qui a voulu relever le défi et qui n’a pas laissé tomber cette équipe, presque inexistante pendant l’été. - La commission de discipline de la LNF vous a débouté dans l’affaire du match face à l’ES Mostaganem. On croit savoir que vous avez établi un recours. Qu’en est-il de cette affaire ? - Oui, nous avons établi un recours à la LNF, d’ailleurs les quatre équipes concernées ont agi de la sorte, mais aucune nouvelle ne nous est parvenu de nos jours. Et, je pense qu’il n’y a rien à espérer, à mon avis tout le monde est préoccupé par d’autres affaires plus délicates. - Ne pensez-vous pas, M. Elimam, que cette équipe a besoin d’être renforcée lors de ce mercato ? - Nous allons faire en sorte de renforcer l’équipe de manière judicieuse. Nous allons faire appel à des joueurs d’expérience pour améliorer la ligne d’attaque, c’est notre souci majeur, je crois. D’autres joueurs ont apporté un plus certain à l’équipe. Ils ont bien roulé leur bosse en championnat national tels les Mezouar, Mezaïr et Ouasti. Je n’ai pas l’habitude de m’ingérer dans les affaires techniques qui relèvent du seul ressort de l’entraîneur. Mais, quand il sera temps, nous regrouperons toutes les parties concernées pour réfléchir et débattre du recrutement. Permettez-moi, toutefois, de préciser que je regrette toujours de n’avoir pas récupéré d’autres joueurs que je visais, pour les divers problèmes qu’a vécu le club. Des éléments qui auraient pu nous apporter un plus. - Passons à la situation financière du MCO. On laisse croire çà et là que votre club est secoué par une crise financière, qu’en est-il au juste ? - Quelques minutes seulement après mon intronisation à la tête du club d’El-Hamri, j’ai adressé un message clair en estimant que la situation du club est alarmante et que le soutien de tous ceux qui aiment le MCO est plus qu’indispensable. J’ai invité l’assemblée à donner ce coup de main tant attendu et, d’une manière générale, à toute bonne volonté. A l’heure actuelle, l’équipe a besoin d’une aide concrète et morale. Ceux qui prétendent aimer ce club doivent savoir que les portes sont grand ouvertes. Sincèrement, nous traversons une situation financière difficile. Chaque jour je reçois des huissiers de justice et des créanciers en raison de la mauvaise gestion de la direction de Djebbari. Il faut absolument que les autorités viennent en aide financièrement à l’équipe. Même la passation de consignes n’a pas encore été faite. Nous n’avons aucune preuve, ni aucune attestation légale, qui nous montre où est allé l’argent du Mouloudia. A ce sujet, j’ai sollicité le wali d’Oran, qui a auditionné à son tour les anciens dirigeants et on attend toujours une réponse. - Votre prochain match face à l’ASMO se présente comme assez important, ajoutez à cela le fait que votre adversaire est leader du groupe et que votre équipe est toujours sanctionnée de huis clos. Qu’en pensez-vous ? - Nous serons dans l’obligation de battre l’ASMO, histoire de se relancer dans la course à l’accession. Un succès nous permettra non seulement de reprendre confiance en nos moyens, mais aussi de réduire l’écart par rapport au leader. C’est pourquoi la victoire demeure plus qu’impérative. Nous devrons mettre les bouchées doubles après l’Aïd, c’est-à-dire : commencer à ramener des points de l’extérieur. Si on veut passer à la vitesse supérieure, on doit, au moins, enchaîner trois victoires d’affilée. Nous sommes encore à la recherche d’un déclic psychologique qui ne pourra venir qu’à la faveur d’un succès à l’extérieur. Pour l’heure, nous nous préparons pour bien négocier ce grand derby. Mais, malheureusement pour les supporteurs, ce match devra se jouer en silence suite au huis clos imposé au Mouloudia. - Après le verdict du TAS donnant gain de cause au RCK, quelle sera votre réaction si la FAF maintient l’USM Harrach en D1 ? - Ce n’est pas mon problème ! Ce qui se passe au niveau de la FAF n’est pas nouveau. Mais bon, je ne vais pas rentrer dans ces détails car je vais incriminer beaucoup de gens. Pour moi, le MC Oran est en seconde division. C’est une réalité amère certes, mais réelle. Il ne fallait pas donner de faux espoirs aux gens c’est tout. L’équipe doit, dès la fin du prochain exercice, retrouver l’élite et sans la mobilisation de tous, cet objectif ne sera pas atteint. Cette affaire de RCK a trop duré, mais la décision de faire accéder le club de Kouba est une bonne chose pour nous, car c’est un prétendant de moins. Ceux qui parlent de boycott, devront se mettre plutôt de notre côté pour espérer redorer le blason du club. Je l’ai dit et je le redis, il n’est pas question de boycotter le championnat, mais plutôt d’assurer l’accession. G. M.
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