Quand le dysfonctionnement du service public fait oublier la joie de la circonstance
Vêtue, pendant ces derniers jours, en ambiance de fête et de joyeuses couleurs des habits d’enfants, Oran a bien pris l’allure de l’Aïd. Des calèches et des chevaux, dans toute leur splendeur, ont agrémenté, durant les deux jours de l’Aïd, le nouveau parc d’attraction et de loisirs qui se trouve face au Sheraton d’Oran.
Ce véritable contexte de fête n’a pas man-qué de combler les enfants de plaisir et de joie. Même ambiance, même décor relevé au parc d’attraction d’El Hamri «pris d’assaut» dès les premières heures de l’après-midi du premier jour de l’Aïd, par de nombreuses familles accompagnées de leurs enfants. Cette fête religieuse, vue souvent comme une circonstance heureuse et festive par les peuples musulmans, se transforme parfois en un véritable calvaire pour toutes ces familles qui misent souvent sur les services publics pour accomplir les visites traditionnelles de l’Aïd. En effet, une petite virée dans les quartiers de la ville et c’est la même image qui revient, celle de nombreux dysfonctionnements qui font l’énorme déception des citoyens ayant trouvé du mal à se déplacer, faute de moyens de transport ou encore ceux des automobilistes qui ont pris leur mal en patience pour trouver du carburant dans certaines stations de services. Un simple coup d’œil à certains arrêts de bus pourrait vous renseigner sur l’ampleur des difficultés rencontrées par les usagers du transport pendant ces deux jours. A l’USTO, par exemple, c’est carrément la pagaille devant les stations de transport, tel que le témoignent de nombreuses familles ayant trouvé du mal à se rendre chez leurs proches. «Cela fait plus d’une heure que j’attends, comme vous le constatez vous-même, un taxi ou un bus», dira l’un de ces chefs de familles, sur un sentiment de lassitude et de fatigue. Ce sentiment de révolte est affiché par de nombreux citoyens qui se sont trouvé contraints de recourir au transport clandestin. Malgré cela, certains citoyens estiment que la crise de transportn vécue l’Aïd de cette année, est beaucoup moins grave que celle de l’année dernière. A noter qu’à la veille de l’Aïd, les services de la direction des transports avaient rassuré la population du maintien du service de 60% des transporteurs, renforcés par une centaine de lignes engagées spécialement pour les deux jours de l’Aïd. L’hémiplégie du service n’aura pas touché que le secteur du transport, puisque des milliers d’automobilistes ont trouvé, eux aussi, du mal à s’approvisionner en carburant ce jour-là. Pour ce qui est des activités commerciales, à l’USTO, par exemple, l’unique marché non couvert de la cité affichait une triste mine en ces journées de fête, avec seulement deux marchands autour desquels s’agglutinaient des clients visiblement étonnés, voire choqués par l’augmentation vertigineuse des prix des légumes...En effet, la plupart des magasins de cette cité étaient fermés et les marchands illicites n’occupaient pas les trottoirs comme à leur habitude. C’est, probablement, pour cette raison que les deux seuls marchands qui ont misé sur cette absence massive, affichaient «complet « et ont profité de l’aubaine pour gonfler les prix. Les boulangers ont comme d’accoutumée boudé leurs clients durant les deux jours de l’Aïd où il fut carrément impossible de trouver du pain. L’Aïd s’est encore une fois passé avec les mêmes inconvénients qui lui sont devenus propres et que le citoyen supportera toujours, malgré lui.
Amel S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com