«Avec moi, le Mouloudia n’a jamais joué le maintien»
Né le 08 février 1939, à Haï El-Hamri, l’une des plus anciennes figures emblématiques du football oranais, il est l’homme qui a joué et guidé pendant plusieurs années, le MPO de la réforme et l’actuel Mouloudia Club d’Oran. Il s’agit, en l’occurrence, de El-Hadj Kacem Elimam... Ce dernier, avec l’amour qu’il porte au club, ne veut plus rester dans l’ombre alors que, selon lui, le MCO va mal et que son avenir est incertain, et ce, tant que le club d’El-Hamri est entouré de gens malhonnêtes et qui ne cherchent que leur intérêt personnel.
Actuellement à la tête d’un mouvement qui conteste la gestion du Mouloudia, El-Imam reste très vindicatif et amer. Pour en savoir plus sur sa vision des choses, nous nous sommes rapprochés de lui. Très aimablement, ce dernier a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.
- A part son brillant passage au MCO, par quoi d’autre est connu Kacem Elimam ?
- Kacem Elimam est connu pour être le plus jeune chef des révolutionnaires à l’époque coloniale, puisque, à 17 ans, j’étais un élément très actif ici même, à Oran. Après l’Indépendance, et après avoir purgé 5 années dans les prisons coloniales, j’ai été fonctionnaire dans un corps que j’ai intégré par vocation. Etant jeune, j’ai préféré la protection civile afin de continuer à servir ce pays, ce peuple et cette ville qui m’a vu naître. Le football était ma raison d’être et ma seule passion comme tout jeune oranais, pendant ce temps-là, surtout que je jouais au sein de l’USMO, l’équipe qui avait un grand poids dans la Révolution et qui était le trait d’union entre les Oranais.
- Parlez-nous de votre passage au Mouloudia ?
- En 1954, j’ai intégré les rangs de l’équipe cadette du Mouloudia, puis j’ai évolué en juniors de 1955 à 1956. Après, nous avons intégré la Révolution, la totalité des jeunes de l’équipe et moi. J’ai été arrêté en avril 1957 et condamné à dix ans de prison, peine maximale pour mineur, mais j’ai purgé 5 années et je suis sorti en 1962. En 1963, j’ai participé à la première assemblée du Mouloudia où j’ai été nommé président et entraîneur de la section natation. En 1965, j’ai créé le premier comité des supporteurs agréé du Mouloudia d’Oran. Puis en 1969, quant le MCO était en danger de relégation, j’ai été désigné président du directoire. Nous avons sauvé le Mouloudia... J’ai pris les commandes du club en tant que président de section de football de 1970 à 71. Une année après, j’ai été désigné comme président de l’association jusqu’en 1977, l’année où j’ai pu intégrer le Mouloudia à la Sonatrach, avec le concours de M. Belkacemi qui était directeur de la région Ouest de cette société. Puis, j’ai quitté le club en 1989, à la suite du match face à la JSK quand le public a scandé le nom de Benbella ; ce qui était interdit à l’époque. Je suis revenu au club en 1994 et j’y suis resté jusqu’en 2001. Pendant mes règnes, le Mouloudia a gagné son premier championnat et sa première coupe d’Algérie en 1975. Sous la réforme, le Mouloudia a aussi gagné deux coupes d’Algérie en 1984 et 1985 et j’en passe. Cependant, j’ai surtout construit une équipe redoutable au niveau national et même au niveau africain et arabe.
- Un mot sur le passage de Meziane à la tête du MCO et son plan de rajeunissement ?
- Si un ancien joueur veut prendre les commandes et s’investir dans le club, ça lui revient de droit. Je pense que Meziane a été trahi par ceux qui l’avaient poussé à prendre en main le MCO. Ils l’ont laissé tout seul par la suite. Moi, franchement, je pense que Meziane a fait une bonne chose avec sa politique de rajeunissement mais je crois aussi qu’il a commis des erreurs, car si on veut rajeunir l’équipe on garde quand-même l’ossature du groupe. Le MCO c’est une culture et Meziane avait surtout besoin d’expérience et d’hommes fiables à ses côtés. Il faut dire aussi qu’il était visé par les mêmes personnes qui m’ont piégé. Ils ont tout fait pour le détruire et le chasser du club. Et c’est toujours les mêmes personnes qui agissent dans l’ombre.
- En succédant à Meziane et en recrutant des joueurs d’expérience, tous les supporteurs sont convaincus aujourd’hui que Djebbari est le sauveur ? Comment espérez-vous le déloger ?
- Non, je regrette, il n’a pas sauvé le Mouloudia. Au contraire, c’est lui qui a enfoncé le club depuis qu’il est apparu dans son sillage. Il est à l’origine de tous les problèmes du MCO. C’est lui qui a saboté Meziane. C’est lui qui a créé la pagaille à Bel-Abbès. C’est un intrigant qui ne s’arrête pas. Il a besoin du Mouloudia pour se faire un nom, pour ses affaires, etc. mais il n’a jamais apporté un plus à l’équipe. Maintenant, il ne veut plus partir, puisque selon ses proches, depuis 2001, il a récolté 35 milliards de centimes. Et dernièrement, en quatre mois, il a touché 7 milliards... Et là je dirais qu’il y a absence de l’Etat. C’est quand-même grave qu’il ne soit pas contrôlé ! Moi, je suis monté à 14 reprises en 6 ans sur le podium mais j’ai été très souvent contrôlé de A à Z. Pourquoi n’y a t-il pas de suivi financier, je ne parle pas seulement de Djebbari, mais du football national en général. C’est un argent fou qui part dans les poches des dirigeants alors que c’est initialement l’argent des contribuables, c’est-à-dire des citoyens algériens. Si personne ne prend des décisions fermes vis-à-vis de ces gens-là notre football ne s’en sortira jamais. De plus, je ne comprends pas comment Djebbari qui a des antécédents judiciaires et qui a été suspendu pour trois ans avec proposition de radiation à vie, a vu sa candidature à la présidence du MCO acceptée. J’affirme qu’un cadre de la DJS fut son complice dans son intronisation. Je suis désolé de procéder de la sorte mais c’est mon devoir de dénoncer les magouilles. C’est mon devoir en tant que fils de cette ville et d’ancien révolutionnaire.
- Il se dit que vous êtes intéressé par un retour au Mouloudia ?
- Bien sûr, si les amoureux du MCO arrivent à ouvrir les yeux, je serais toujours prêt à guider ce club vers des jours meilleurs, tant que je serais debout et capable de gérer et rendre service au club.
- Quand vous parlez de «rendre service au club», pensez-vous que le MCO va mal ?
- Bien évidemment, c’est une équipe de «douar».
Y a pas de club ! Le MCO c’est la discipline, c’est l’amour du sport, c’est l’amour des couleurs. Aujourd’hui il n’y a rien de tout ça.
- Comment comptez-vous gagner le cœur des supporteurs ?
- Avec moi, le MCO n’a jamais joué le maintien et n’a jamais vu son terrain suspendu. Il n’a jamais connu l’humiliation. C’est grave de «glorifier» le maintien, alors que normalement le MCO devrait célébrer la victoire et les titres chaque année ! Djebbari n’a rien fait pour les rendre fiers de leur club.
Au contraire, il est le destructeur du club. Moi, à mon âge, je n’ai plus à me faire un nom ou des affaires. Je les ais déjà ! Je veux tout simplement rendre toute sa splendeur au Mouloudia.
La balle est dans le camp des amoureux du club, s’ils veulent voir leur club renouer avec les trophées. De toute façon, Djebbari doit partir, ce n’est pas un amoureux du football, et encore moins du MCO ! C’est un homme d’affaires qui ne connaît rien au football !
- Vous ne pensez pas que vous pourriez être accusé de déstabiliser le club, et ce, à quelques mois de la reprise ?
- Non jamais ! Je n’agis jamais quand la saison débute. ça serait trop tard ! Mais à l’inter-saison j’ai tous les droits de dire haut et fort que ça va mal au MCO. Ma conscience ne me laissera jamais tranquille tant que le club patauge.
- Seriez-vous présent lors de la prochaine assemblée du Mouloudia ?
- Bien sûr ! Je suis toujours membre de l’AG, sauf si on m’a gommé de la liste car Djebbari est un manœuvrier. Il met tout le monde devant le fait accompli, il prépare les stages et recrute alors qu’il n’a pas le droit car normalement, et juste après la fin de saison, il aurait dû tenir l’AGO. C’est seulement après l’approbation ou le rejet des bilans que le travail commence.
- Qu’avez-vous à dire à Djebbari ?
- En deux mots, je voudrais lui dire qu’il parte et qu’il laisse ce club tranquille. L’humiliation a atteint ses limites.
- En cas de votre retour à la tête du MCO, quel sera votre plan de travail?
- En tout premier lieu, je voudrais effacer des esprits l’attrait de l’argent qui a pourri les mentalités au sein du MCO. J’éloignerais toute la mafia qui tourne autour.
J’ai en vue quelques très bons joueurs de la région, en plus de quelques-uns qui forment l’ossature actuelle de l’équipe mais qui sont mal utilisés. Mon souhait c’est que le Mouloudia me soit donné pendant seulement deux ans, je construirais une équipe solide et je rapporterais des titres comme au bon vieux temps.
- Puisque c’est une question d’actualité : qui sera champion du monde ?
- Pour vous dire, c’est dur de pronostiquer à ce niveau de la compétition, les équipe restantes sont toutes des anciens finalistes à part le Portugal qui est en train de créer la surprise. Il est fort possible de voir la France dans le sprint final. Pour moi, en tous les cas, c’est ma préférée. De plus, il y a «Zizou»...
bonjour ; pour ma part toutes c personne sont des hypocrites un jour j’vais lu dans un article on parler de Mr ahmed raiah on la et je me souviens tres tres bien (l’imminence grise) le cerveau du mouloudia depuis MR chiala el houari Allah yarhmhoum et la on ne parle que djebari de meziane cherif el ouzani que des guignols pour moi ont les connais tous certes kacem est ancien mais il fait quoi avant de partir vous parler toujours de la guerre en 1900ex ……c’est ce qui a laisser l’Algérie en arrière moi j’étais moi j’ai fait mais maintenant qui fai ? Nous n’avons même pas une école de foot
à suivre
- DG - oran
19/11/2008 - 2207
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com