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Institutions financières et économiques musulmanes: Appel à la création d'une instance de cotation des actions bancaires



Il est désormais nécessaire de créer des instances de cotation des actions bancaires, ont indiqué les participants aux travaux de la 20ème conférence internationale du fiqh musulman (jurisprudence), qui se tient à Oran. C'est au cours des débats qui se sont poursuivis tard dans la nuit du vendredi dernier, que les experts et érudits, ont estimé que la création de ces instances de cotation constitue "un véritable challenge que doivent relever les pays musulmans pour se conformer aux exigences du marché financier mondial". Pour être très directes et bien explicitées, laissant les chiffres parler, les communications présentées à ce sujet indiquent que les actions émises par les pays musulmans durant cette dernière décennie ont atteint une valeur de 90 milliards de dollars (USD) dont 70% sont détenus par l'Indonésie. C'est donc à la suite des différentes interventions, chiffres à l'appui, que les participants à cette 20è conférence internationale sur le Fiqh musulman ont souligné la nécessité d'associer les experts en chariaa, les économistes et les professionnels de la finance pour mettre en place ces structures conformément aux préceptes de la religion, aux objectifs de l'économie islamique et aux besoins des opérateurs. D'ailleurs, cette idée semble donner d'autres orientations aux participants pour rentrer de plain-pied dans les finances islamiques. On s'attend donc à d'autres propositions lors des travaux de cette conférence internationale qui se poursuivront jusqu'au 18 septembre en cours. Ce qui permettrait donc d'examiner plusieurs thématiques qui feront l'objet de recommandations, à la clôture de la rencontre. Il est important de signaler par exemple que ces dernières années, plusieurs pays, comme le Soudan et l'Iran, ont émis des effets publics à court terme fondés principalement sur la participation afin de financer les opérations de l'Etat et la stérilisation des liquidités.
Il y a aussi les difficultés que pose la définition du taux de rendement sur ces instruments qui gênent le développement des marchés monétaire et interbancaire. Et puis, il faut relever surtout que l'un des plus gros problèmes consiste à créer un cadre pour la gestion, le contrôle et la réglementation des banques islamiques. Tout d'abord, les pays où il existe des banques islamiques n'ont pas tous la même approche. Il faudrait donc commencer par " unifier " cette approche comme priorité avant d'aller plus loin.
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