Ils ont été condamnés à 2 millions de centimes d’amende
Selon des sources médicales, au courant de la semaine écoulée, le mardi dernier aux environs de 22h30, un grave incident s’est produit au niveau du service de pneumologie. Selon les mêmes sources, des gardes-malades ont semé la panique au niveau de ce service.
En état d’ivresse assez avancé, ces gardes-malades ont fermé les portes du pavillon des malades afin d’y interdire l’accès au personnel médical. Alertés, les agents de sécurité de l’hôpital d’Oran sont arrivés en force et ont du cassé les vitres des fenêtres pour s’introduire dans le pavillon.
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La situation a été maîtrisée avec l’intervention des policiers de service au CHU, les gardes-malades : trois frères qui «veillaient» sur leur père hospitalisé ont été arrêtés. Présentés mercredi devant le magistrat instructeur, ils ont été appelés à comparaître devant le juge pour destruction de bien d’autrui.
Appelés à la barre, les mis en cause nieront avoir occasionné des dégâts et expliqueront au juge qu’ils ont agi sous l’emprise de l’alcool. Le magistrat de l’audience leur rétorquera que l’alcool est loin d’être un fait atténuant. Nous apprendrons et toujours selon les mêmes sources médicales que les trois frères ont été condamnés à une amende de deux millions de centimes chacun. Par ailleurs, les agents de sécurité devront pour leur part s’acquitter d’une amende de mille dinars. Rappelons toutefois que cet incident n’est pas unique au niveau du CHUO, où le personnel médical a été bien des fois victime d’agressions perpétrées par des patients ou les membres de leur famille.
La semaine dernière, ce sont deux résidents du service de médecine légale qui ont été agressés par deux jeunes qui se sont présentés pour une consultation.
Ils ont asséné des coups de poings à ces médecins résidents. Jugés, les mis en cause ont été condamnés à six mois de prison avec sursis.
Au niveau du service des urgences, un autre incident a eu lieu, un infirmier fut victime d’un coup de ciseaux alors qu’il tentait de soigner un blessé sous l’effet des psychotropes. Le coup lui a été porté au dos mais ne fut heureusement pas profond. Ce genre de situation, nous confiera un médecin, «fait partie de notre quotidien.»
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com