L'on est presque formel que ce genre de
choses se passe uniquement chez nous. Et l'occasion de la tenue du souk
hebdomadaire du vendredi, à Hammam Bou-Hadjar, est dirait-on une aubaine à ne
pas rater pour des commerçants venant vendre des produits laitiers et de la
viande rouge dans des conditions jugées inappropriées. Le sol foulé par des
passants soulevant la poussière derrière eux, la promiscuité des produits
différents, des denrées et des fruits et légumes, le soleil projetant ses
rayons sur tout ce qui est étalé présentent un décor désolant et suscitant des
préoccupations avérées, inquiétantes sur les plans d'hygiène et de salubrité
publiques.
Sans se rendre compte, le citoyen, pour quelques douros de moins,
s'expose à l'irréparable en cas d'intoxication alimentaire. Il ne se gêne même
pas de vérifier l'étiquetage et la qualité du produit.
Et
en cas de pépins, il n'est même pas en mesure de se rappeler du vendeur pour
l'identifier, sauf peut-être la place où il avait l'habitude de se garer ou
placer sa table. Qui faut-il interpeller dans ce cadre précis ? L'on pose la
question d'une façon générale et de cette manière, car ce n'est pas la première
fois que la presse s'intéresse à ce phénomène social qui prend de l'ampleur
crescendo, d'une semaine à une autre. La responsabilité s'interpelle et se
renvoie comme une balle d'un niveau décisionnel de contrôle à un autre et en
fin de compte, l'on se trouve face à une dilution de prérogatives. La période
des grandes chaleurs pointe son nez à l'horizon et personne n'est à l'abri
quand une épidémie, telle que les TIAC, se déclare.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com