Sur une longueur de 6 km environ, les
fouilles d'une tranchée, tout le long de laquelle s'opérait le bardage d'une
canalisation de fonte ductile de diamètre 500 mm, laissaient apparaître des
déblais rocheux creusés à l'aide de brise roche. La conduite est tirée à partir
d'un réservoir de 2.000 m3 encore en construction et qui surplombe la ville de
Aïn El-Kihel. Il est calé à une côte de plus de 500 m par rapport au niveau de
la mer. Un tel niveau est calculé de telle sorte que l'eau arrive
gravitairement à une station de reprise destinée à refouler l'eau en direction
d'Aghlal. Par le biais d'autres ouvrages de pompage l'eau poursuit son chemin à
Aoubellil puis Oued Berkèche et enfin Hassasna.
Au
départ, le transfert d'eau arrive d'un réservoir de 50.000 m3 qui reçoit les
eaux non conventionnelles refoulées à partir de la station de dessalement d'eau
de mer, sise à Chatt El-Hillal qui débite 200 000 m3/j dont la moitié est
destinée à la wilaya d'Aïn témouchent et le reste à Oran.
En
effet, l'entreprise à charge de la réalisation du réservoir semi enterré, et la
pose de pas moins de 6 km de canalisation en fonte, avait aussi des travaux de
confortement de l'ouvrage à l'aide d'une ceinture en gabion au bas du versant
sur lequel est implanté et nécessitant également une couverture végétale pour
le stabiliser et le protéger contre les effets de l'érosion. Mais, grande fut
la surprise de l'entreprise qui a constaté que la pierre grise qui devait être
utilisée pour les besoins du chantier a été volée durant la nuit. Le volume de
terre dégagé au niveau du réservoir et des autres ouvrages est de l'ordre de
7.000 m3 non compris celui des fouilles de la canalisation. Le relief assez
abrupt ne permettait pas d'ouvrir une piste directement et il a fallu suivre la
courbe de niveau pour atteindre le sommet, lieu d'implantation du réservoir.
Les matériaux de construction sont acheminés à l'aide de tracteurs, l'unique
moyen de transport car, les camions ne peuvent atteindre ce pic à cause de
l'accès assez difficile et glissant pendant la période de pluie. D'habitude,
les entreprises algériennes peinaient pour s'en sortir quand le relief était
assez accidenté et présentant des pentes assez abruptes. Malgré ces contraintes
objectives prévues ou non au départ par ses services, l'entreprise compte
terminer le projet d'un montant de pas moins de 135 millions de dinars dans les
délais contractuels du marché. Ce n'est pas du tout facile pour qu'elle soit au
rendez-vous parce qu'elle «rencontre des problèmes d'approvisionnement en
ciment, nous révèle le chef de projet. Actuellement, dit-il, le ciment est
acheté en deuxième main», mais il espère en avoir à partir de la cimenterie de
Béni-Saf parce que son entreprise a été programmée. Quand ? C'est
l'interrogation qui demeure posée selon lui. Sans nous préciser la quantité
exacte dont il a besoin, l'observateur constate que tout le voile du réservoir
n'est pas encore coulé sans parler des ouvrages annexes. En termes de délai les
Chinois arrivent à battre tous les records. La différence ne réside pas
uniquement au niveau des moyens matériels mais elle existe aussi en termes de
main-d'Å“uvre qualifiée parfois non disponible localement et qu'il faut chercher
ailleurs et chèrement. Nos entreprises arrivent quand même à s'égaler aux
Chinois dans pas mal de domaines, mais elles doivent investir dans la ressource
humaine et la technologie, une remarque faite par le ministre de l'Habitat,
Noureddine Moussa, lors de sa dernière visite dans la wilaya d'Aïn Témouchent.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com