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Hammam Bou Hadjar (Aïn Témouchent) : La réaffectation de biens cultuels, un sujet de discorde Actu Ouest : les autres articles



Hammam Bou Hadjar (Aïn Témouchent) : La réaffectation de biens cultuels, un sujet de discorde                                    Actu Ouest : les autres articles
La ville, qui n'a même pas de bibliothèque à ce jour, mérite d'avoir un centre de rayonnement culturel.
Depuis que la décision a été prise, il y a plus d'un mois, la réaffectation de biens appartenant au culte a donné lieu à des contestations. Elle vient de reprendre avec la destruction d'une vespasienne mitoyenne de ces bâtiments que sont l'ancienne synagogue et l'ex-cathédrale qui la voisine par delà la rue qui traverse la ville de part en part, la reliant à Témouchent dans un sens et dans l'autre aux localités de la M'léta. L'ensemble des édifices donnent sur l'immense centrale de la ville des thermes. C'est en raison de leur situation stratégique, dans une ville à vocation éminemment touristique, nécessitant que ses atours et ses atours soient valorisés, que des voix ont déploré l'inopportunité de la décision de l'administration, les élus n'ayant pas été consultés.
Pour ce qui est de la vespasienne qui a été rasée, elle est déclarée malvenue même si depuis des lustres elle avait été rendue inaccessible au public, ce qui fait que, depuis, les passants se soulagent dans les encoignures des habitations: «On aurait pu récupérer le terrain en trop, la pissotière occupant près de 100m, et en réaliser une plus modeste dimension, et rendre ainsi un appréciable service au public».
Des atours à valoriser
Mais, ce qui est surtout réfuté, c'est la construction sur le terrain récupéré d'une dépendance de l'ex-synagogue qui sert de lieu d'hébergement et d'étude pour les tolba qu'on appelle ici les moussafirine: «Or, en raison de la situation de l'ex-lieu de culte hébraïque, il aurait été plus judicieux de l'affecter à un musée et à un centre d'orientation touristique!», expliquent nos interlocuteurs. Par ailleurs, la réaffectation de l'ancienne cathédrale en mosquée divise même s'il est vrai qu'elle abritait un centre cultuel islamique qui n'avait de réalité que le nom. Cependant, sa première affectation, il y a plus de deux décennies, pour des raisons politiciennes, avait déjà fait nombre de mécontents. Ils estimaient que leur ville méritait d'avoir un centre de rayonnement culturel, elle qui n'a même pas de bibliothèque à ce jour:
«Vous savez, la ville, pour près de 30 000 habitants, dispose de sept mosquées dont la plus grande peut accueillir 4 000 fidèles et la plus petite près de 1000. Elle est donc assez bien dotée. Par ailleurs, en toutes les mosquées, il existe des écoles coraniques. Donc du fait que, El Hamdou Lilah, le secteur du culte est bien pourvu, pourquoi ne pas ouvrir une section au sein d'une des mosquées qui ne servent que lors des heures de prière ' Pourquoi ne pas envisager l'hébergement des tolba ailleurs et tirer un meilleur profit des bâtiments affectés à la direction des affaires religieuses'»
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