Oran - Revue de Presse

Halles centrales d’Oran



La pomme de terre affiche 55 dinars le kg A Oran, ainsi que dans diverses régions du territoire national, la pomme de terre fait parler d’elle, se fait rare et son prix flambe au point de supplanter l’actualité nationale et internationale, pourtant riche en évènements. Aux halles centrales de l’Avenue Chakib Arslane, ce féculent se négociait hier entre 52 et 55 dinars le kilo. Très prisée par les ménagères et considérée comme la reine des marmites, la pomme de terre, produite localement ou en provenance des autres wilayas, figure depuis longtemps, en tête des produits les plus consommés par les Algériens. Un producteur, abordé hier, alors qu’il déchargeait une importante cargaison de patates, a été questionné sur le prix auquel il a vendu sa marchandise au mandataire d’Oran. Comme réponse, il a rétorqué «Il n’est plus question pour nous de revivre la crise de l’an dernier, au cours de laquelle notre production a été bradée pour quelques dinars. Ce jour même, j’ai vendu les 37 quintaux de pommes de terre ramenés de Mascara, à 49 dinars le kilo». Prié de nous dire s’il disposait d’une plus importante quantité de ce produit et les raisons pour lesquelles il n’en a pas proposé davantage à la vente, notre interlocuteur nous a ri au nez avant d’ajouter «Fini le temps où les paysans ne savaient pas calculer!» Selon diverses sources, les producteurs de pommes de terre n’alimentent les marchés qu’au compte-gouttes, pour récupérer l’argent perdu l’année passée. «La pomme de terre se conservant facilement, les gens préfèrent la stocker dans des chambres froides et attendre le moment le plus opportun pour la commercialiser. De la sorte, ils conservent le monopole sur ce produit stratégique ainsi que sur son prix», explique un mandataire. Toujours au marché de gros d’Oran, ce mardi, les oignons se vendaient entre 4 et 5 dinars le kg, les tomates entre 12 et 30 D.A, les carottes entre 20 et 40 D.A, les concombres 13 D.A, la laitue de 40 à 50 D.A, les betteraves à 8 D.A et les haricots verts plafonnaient à 100 D.A. Selon les informations parvenues hier de Mascara et d’Alger, la situation est identique et au prix de gros, la pomme de terre se vendait entre 47 et 50 D.A, dans la ville de l’Emir, et à 50 D.A à Hatatba. Ceci fait dire aux ménagères qu’un plat de frites de pommes serait plus économique qu’un plat de pommes de terre frites.   M. Nemili
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)