2 bus pour… 40.000 âmes
A Gdyel, les transports urbains de voyageurs constituent toujours l’une des préoccupations majeures des citoyens.Pour répondre aux besoins d’une population de plus de 40.000 habitants, seuls deux bus, l’un affecté à la ligne desservant la cité des 500 logements et l’autre à celle du marché, sont disponibles d’où l’immense écart avec les besoins réels. Souvent, les usagers sont condamnés à poireauter pendant près d’une heure avant qu’un bus ne pointe. Sous un soleil de plomb, puisque les lieux ne sont pas pourvus d’abribus ni de bancs d’ailleurs, ils doivent ronger leur frein, surtout lorsqu’il s’agit de personnes âgées ou de malades. En plus de ces contraintes, les usagers doivent payer plus cher puisque le prix du trajet qui était de 5 dinars a été multiplié par 2. De la sorte, pour un parcours inférieur à un kilomètre, les passagers doivent débourser 10 dinars. En contrepartie de ce qui est exigé d’eux, les citoyens constatent que les pouvoirs publics n’ont pas pris le soin d’injecter d’autres bus pour satisfaire la forte demande. Ceci fait que, la plupart du temps, les gens qui ne supportent pas les interminables attentes, se rabattent sur les taxis et clandos pour aller d’un point à un autre. A Gdyel, la moyenne générale d’une course oscille entre 50 et 80 dinars. Ainsi, on peut se faire une idée sur ce que coûte le transport à la population. D’autre part, les services de police interdisant aux chauffeurs de s’arrêter dans des endroits non équipés de plaques, pour prendre des passagers, les citoyens se trouvent doublement pénalisés.
Et condamnés à faire de longues marches avant de trouver un taxi qui daigne les prendre. La situation se complique davantage les mardis, jour de la tenue du marché hebdomadaire vers lequel convergent des foules en provenance des autres communes de la wilaya d’Oran. Plus grave encore, de nombreuses cités, déjà dépourvues des autres commodités que nécessite la vie, sont toujours sans moyens de transport et continuent à végéter en marge du progrès. N’ayant pas de structures sanitaire, administrative et sécuritaire à l’exemple d’El-Hammar et haï Taiwan, les gens doivent faire au moins 3 km de marche pour joindre la clinique ou les écoles primaires en prenant bien soin de ne pas se faire écraser, mordre par les meutes de chiens errants qui infestent les lieux ou tout simplement agresser et dépouiller de leurs biens. La situation étant ce qu’elle est, les citoyens demandent aux pouvoirs publics de renforcer le transport urbain et d’améliorer leurs cadre et conditions de vie.
Â
Â
Â
Â
Â
Khadra A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com