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Enquête-Témoignages



Enquête-Témoignages
Sodas, jus de fruits industriels, chips, pain blanc, Nutella..., ces poisons alimentaires trènent sur nos tables. En dépit de la sonnette d'alarme tirée par les professionnels de la santé, nous continuons à en consommer au quotidien. De véritables poisons qui nous fabriquent cancer, obésité, diabète et autres graves maladies, de manière insidieuse. Sommes-nous en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis et de creuser nos propres tombes ' Urgence signalée.Farida, 43 ans«Ma grand-mère est décédée d'un diabète, à seulement 50 ans. J'ai grandi avec cette idée qu'il faut surveiller ce qu'on mange pour ne pas mourir jeune. A la naissance de mes enfants, j'ai instauré des règles draconiennes. Jamais de bonbons, de gâteaux, de limonade ou de jus de fruits industriels. Le petit-déjeuner se compose de lait, de tartines au pain de seigle ou d'orge, de beurre, de confiture maison et de jus de fruits nature.Je prépare aussi de la kesra, des bradjs et du baghrir. Les bonnes habitudes alimentaires s'acquièrent dès le plus jeune âge. Je suis consternée de voir tous ces enfants grignotant des chips et buvant des canettes de sodas à la sortie des classes. Je me demande toujours pourquoi les parents achètent ce genre de poisons à leurs petits.A grands coups d'annonces publicitaires, on nous martèle que le Nutella donne de l'énergie à nos enfants et qu'il les aide à mieux grandir. Un grand leurre.Des recherches ont démontré que cette pâte à tartiner, bourrée de sucre et de gras, contient de l'huile de palme, très nocive pour le corps. Il faut revenir aux repas sains. Fruits, légumes, céréales à base de blé dur, huile d'olive, dattes, figues sèches”? Il y va de notre santé. C'est à nous de sensibiliser les plus jeunes et leur apprendre à fuir ces produits malsains dont croulent les rayons des supérettes. Les parents et les enseignants doivent jouer ce rôle d'éveil des consciences. C'est un véritable problème de santé publique.»naà'm, 27 ans«On suit le mouvement. Match de foot rime toujours avec pizzas, sodas sucrés, sandwiches frites-merguez, chips... Plus c'est gras, sucré et salé, plus c'est associé à l'idée de la fête et des retrouvailles avec les copains. En deux ans, ma balance a accusé un surpoids de six kilos. Récemment, j'ai eu un malaise. Diabète et hypertension se sont invités dans ma vie. Mon médecin a tiré la sonnette d'alarme. J'ai arrêté d'ingurgiter toutes ces cochonneries du jour au lendemain et étrangement, je me suis senti bien mieux. J'ai éliminé toutes les boissons sucrées. Je ne consomme que des jus de fruits naturels. Plus de pain blanc dans mon alimentation. En me documentant, j'ai découvert que l'améliorant contenu dans ce pain était cancérigène. Par conséquent, je privilégie la consommation de légumes frais et secs avec très peu de viande. J'ai retrouvé la ligne, je me sens beaucoup plus en forme et mes bilans sanguins sont satisfaisants.»Faà'rouz, 34 ans«C'est un cercle vicieux de succomber à l'achat de tous ces produits dont on sait au fond qu'ils sont néfastes pour l'organisme. Le matin, pressée de déposer mon fils à l'école, je lui mets une boîte de jus de fruits et une barre chocolatée entre les mains. Pour son déjeuner, un paquet de chips et une tranche de pizza font office de repas. En tant que femme active, c'est très dur de s'organiser. Et puis, il y a cet effet d'entraînement entre écoliers. Ils ont tous dans leurs cartables des canettes de sodas, des paquets de biscuits et... des chips. Vous ne verrez jamais un gosse mordant dans une tartine beurrée ou une pomme, à l'heure de la récréation. Ce serait bizarre. On fait l'autruche, on se fond dans le moule par manque de temps, par facilité et parfois même par inconscience. Il faut des campagnes de sensibilisation à l'échelle nationale, voire même mondiale, pour que cela change. Vivant désormais dans des sociétés de consommation, nous subissons l'influence de la pub matraquée à longueur de journée sur les chaînes tv, radio et sites électroniques. Une aliénation qui ne dit pas son nom mais dont les effets sont irréversibles sur notre santé et celle de nos enfants.»C'est aux mamans, véritables chefs d'orchestre des foyers, d'éduquer les papilles gustatives de leur progéniture dès les premières années de la vie afin de les guider dans leurs choix alimentaires. Éliminer les poisons de leur assiette en leur apprenant à bannir tout ce qui est malsain est déjà une garantie de bien grandir et de rester en bonne santé.
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