Oran - Revue de Presse

Encore une fois, Oran en pole position en la matière



Plus de 600 cas d’intoxications alimentaires en deux mois Les services de la Direction du Commerce de la wilaya d’Oran lanceront, juste après le mois de ramadan, une campagne de contrôle en direction des établissements de restauration et des salles de fêtes. Cette opération se veut rigoureuse à la lumière du chiffre effrayant des cas d’intoxications enregistrés au niveau des services des urgences médicales au CHU d’Oran, ces deux derniers mois. En effet, 600 cas d’intoxications alimentaires ont été signalés. Les agents de la Direction du Commerce accentueront leurs interventions sur la qualité des services assurés au profit des consommateurs oranais et les conditions d’hygiène dans lesquelles ils exercent. Pour ce qui est des salles de fêtes, appelées à reprendre en force leurs activités après le mois de ramadan pour des cérémonies de mariage, l’on croit savoir qu’elles seront dans leur totalité inspectée par des agents spécialisés chargés d’établir des rapports de constat sur leur état de fonctionnement. Nombreuses d’entre elles risquent la fermeture, vu la non conformité constatée dans plusieurs établissements. D’ailleurs, un bon nombre des cas d’intoxications enregistrés, notamment collectives, ont eu lieu durant les mariages célébrés dans ces salles de fête. Il y a lieu de noter que 56 cas d’intoxications alimentaires collectives ont été enregistrés durant les mois de mai, juin et juillet derniers. A savoir aussi qu’au courant du seul mois d’août, quatre personnes dont trois femmes et un homme, demeurant au stade Bouakeul, ont été victimes d’une toxi-infection alimentaire collective qui a eu lieu lors d’une fête de mariage. Par ailleurs, il est à relever que la wilaya d’Oran, ayant enregistré ces dernières années le taux le plus élevé en la matière, les craintes des blouses blanches sont donc amplement justifiées. Pour justifier leurs appréhensions, les médecins assurent que la moyenne nationale des cas d’intoxications alimentaires ne dépasse guère les 0,45% pour 100.000 habitants et, à Oran, ce taux s’élève à 4,47%. A l’origine de la plupart des cas recensés, on retrouve très souvent les produits avariés ou tout simplement impropres à la consommation humaine. L’année dernière, sur les 157 intoxications alimentaires enregistrées, 60% sont collectives et les personnes atteintes ont été soumises à un lavage d’estomac. Les médecins font remarquer qu’en dépit des sévères dispositions prises par les pouvoirs publics, et en premier la Direction du Commerce qui a déployé de gros efforts dans ce sens et porté plusieurs cas devant les tribunaux, le phénomène persiste et devient chaque année plus inquiétant. On relève, dans ce cadre, qu’en dépit des sanctions infligées aux restaurateurs, pâtissiers, crémiers, limonadiers et propriétaires de salles de fêtes ayant fait fi de la loi et présenté à leur clientèle des produits avariés ou tout simplement impropres à la consommation, les intoxications enregistrent une croissance qui fait vraiment peur. A Oran, comme très certainement ailleurs, la saison des chaleurs est l’occasion pour les propriétaires de locaux de les transformer en fast-food et crémeries. Très souvent, assure-t-on, ces gens ne disposent ni de registres de commerce ni d’aucune autorisation pour pratiquer de telles activités. Nos sources font également remarquer que de nombreux cas d’intoxication alimentaire, dont les victimes préfèrent s’adresser aux pharmacies du secteur privé, échappent au recensement. S. Amel
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