Oran - Revue de Presse

En marge de l'installation du nouveau chef de daïra d'Oran: Le coup de gueule du wali



« Il n'y a pas de circonstances atténuantes. Il faut que la ville soit propre et bien illuminée.» Ce sont quelques-unes des phrases prononcées hier par le wali d'Oran, M. Sekrane Tahar, devant les élus de la plus grande commune d'Algérie, à l'occasion de la cérémonie d'installation du nouveau chef de daïra d'Oran, M. Bouchemma Mohamed, muté de la daïra de Bouira.

Par ces termes, on ne peut plus clairs, le chef de l'exécutif a battu en brèche tout l'argumentaire sur lequel s'appuient certains élus qui consiste à dire que: « si les choses ne vont pas comme elles le doivent à Oran, c'est parce que la commune n'a pas les moyens financiers de sa politique ». «Les moyens existent. Seulement, il faut réfléchir pour choisir les meilleures options», a dit M. Sekrane.

Evoquant les problèmes que rencontre la commune d'Oran pour une gestion convenable du réseau d'éclairage public, le wali dira: « Ce n'est pas normal qu'une grande ville comme Oran soit mal éclairée. Ou bien la commune est capable de gérer le réseau d'éclairage public, ou bien elle ne l'est plus ». « Si la commune ne peut pas gérer ce service, qu'elle le donne en concession », a ajouté le même responsable. Un diagnostic sans concession qui s'appuie sur « une réalité vécue au quotidien par les Oranais ». L'insalubrité, le recouvrement des créances communales ont été les autres thèmes abordés par M. Sekrane. Pour ce qui est de ce dernier point, le wali dira que 99% du budget de la commune d'Oran provient de l'Etat. « Ceci n'est pas normal, quand on sait que d'autres villes du pays, amplement moins importantes, réalisent des rentrées intéressantes grâce, notamment, aux droits de places au niveau des marchés communaux et des placards publicitaires. Mais pour Oran, les loyers sont trop bas pour permettre à la commune d'améliorer ses rentrées .»

Pour ce qui est du problème de l'insalubrité, notamment au niveau des grandes artères, le wali appellera les élus à user de tous les moyens qui sont en leur possession pour garantir un environnement sain à la population, notamment la prévention, la sensibilisation et même la répression quand cela s'impose. « Les lois sont faites pour être respectées. Les commerçants qui, après la fermeture de leurs commerces, jettent leurs déchets sur la voie publique, doivent être remis à l'ordre », a-t-il affirmé. Le réquisitoire du wali d'Oran s'explique aussi par l'approche du grand rendez-vous qu'Oran s'apprête à accueillir, la réunion de l'OPEP qui devra se tenir le 17 décembre prochain. Un autre rendez-vous tout aussi important pour Oran, la conférence international du gaz (GNL 16) prévue début 2010 représente un autre défi à relever aussi bien pour les élus locaux que pour le nouveau chef de daïra d'Oran.


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