La corniche oranaise, seule, face à l’anarchie
Pour chaque lancement de la saison estivale, des mesures strictes accompagnées de textes réglementaires, sont annoncées par les nombreuses commissions mises sur pied pour assurer un bon déroulement des séjours aux nombreux estivants qui affluent chaque année vers la côte oranaise.
La réalité vécue par les vacanciers au niveau des plages, notamment celles de la corniche oranaise est loin de refléter l’efficacité réelle des consignes adressées aux hôtels et aux concessions d’espaces acquises pourtant, suivant un cahier de charges clair auquel doit se soumettre tout opérateur. Les exemples rapportés, durant la fin de semaine écoulée, démontrent clairement le non-respect de ces consignes en l’absence de contrôle rigoureux et ferme, pour en faire appliquer au moins un strict minimum. Le cas le plus édifiant de ce jeudi, a été constaté lors des nombreux accrochages qui ont été enregistrés sur plusieurs plages à proximité d’Ain El Turck, entre estivants et indus occupants d’espace du week-end, imposant une location obligatoire de chaises et de parasols, sur l’espace public.
Certains ont même érigé des limites à l’aide de pneumatiques usagés, interdisant le passage aux estivants. Des disputes ont éclaté, suite au refus de citoyens de céder à la pression des énergumènes venus en nombre imposer leur «diktat». En parallèle, certains hôtels privés, installés du coté de Ain El Turck, imposent à leurs clients, en plus du paiement pour l’accès des 350 et 400 dinars par personnes, un supplément de 100 dinars exigés au moment de l’installation pour un parasol sensé être compris dans la prestation. Ceci sans parler des prix abusifs des produits consommables présentés, comme par exemple la bouteille d’eau minérale à 100 dinars, ainsi que le prix de bon nombre d’autres produits largement exagérés.Les citoyens se demandent toujours, s’il existe réellement un contrôle efficace qui ne se limite pas à un simple passage d’agents qui reste toujours sans suite, preuve en est que les exemples de dépassements sont quotidiens et enregistrés au niveau de toutes les plages.
Le constat amer fait cette année, vient simplement confirmer ce que bon nombre d’Oranais appréhendaient depuis quelques années déjà : la perte du superbe et de tout le charme qui faisait la fierté de la corniche oranaise et qui est boudée même par ses enfants, ceci en l’absence de toute stratégie réfléchie et efficace, spécifique à une côte qui ne ressemble à aucune autre dans le monde.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com