L'année 2011 sera l'année des recrutements, selon la direction de
l'emploi d'Oran. Une bonne nouvelle pour les jeunes en quête d'un job, même si,
face à cet optimisme, les mécontentements et les insatisfactions dans le marché
de l'emploi se font de plus en plus entendre chez la population en âge de
travailler.
D'un côté, l'agence de l'emploi (ANEM) présente un bilan positif sur le
nombre de placements enregistrés ces dernières années, mais de l'autre, les jeunes
qui ont eu la chance d'intégrer le marché de l'emploi font grise mine du fait
que les postes offerts ont une durée limitée, ce qui met ces nouvelles recrues
dans une situation d'instabilité et de précarité. La joie ressentie lorsqu'un
jeune est casé à un poste est vite atténuée devant l'expiration du contrat six
mois ou un an après.
Les jeunes résument cette situation en une phrase, « c'est un boulot
offert qui ne fait qu'ajouter à notre stress et notre malheur, lorsqu'on voit
que les entreprises qui recrutent mettent fin à nos contrats pour juste faire
de nouveaux recrutements et nous replonger de nouveau dans le chômage ».
Devant ce désarroi des jeunes chômeurs, le directeur de l'emploi d'Oran
s'est montré rassurant lors de son intervention lundi au forum de la radio
d'Oran, en annonçant que sur les 7.964 placements effectués en 2010 dans les
différents secteurs d'activité, 1.280 ont été titularisés. Un chiffre que la
direction de l'emploi estime satisfaisant et qui est appelé à augmenter en 2011
pour permettre l'accès à l'emploi à un plus grand nombre de jeunes. Sur le
problème du retard de paiement des nouvelles recrues, le directeur a expliqué
que ce retard ne dépasse pas généralement les deux mois et le problème réside
dans la majorité des cas dans les procédures de paiement. L'autre problème
auquel font face les jeunes inscrits dans le cadre des différents dispositifs
de l'emploi de jeunes mis en place est le retard accusé dans l'étude des
dossiers pour bénéficier des crédits bancaires. Selon les chiffres communiqués,
118 dossiers sont en instance au niveau des ces institutions et attendent
d'être débloqués. Des correspondances ont été adressées à Alger pour activer
l'opération, mais rien n'a été fait. Ajoutez à ce problème celui du manque de locaux,
exigés lors de la création d'une entreprise. Selon le responsable de l'agence
de l'emploi de jeunes, « l'indisponibilité des locaux constitue un grand
problème qui décourage tout jeune en phase de se lancer dans un projet de
micro-entreprise. L'on annonce, toutefois, la création de 450 PME en 2010 et
l'application d'une nouvelle mesure qui consiste à fixer le taux d'intérêt à 5%
pour les projets de moins d'un milliard de centimes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com