Oran - Revue de Presse

Accusé de viol: Condamné en France, il est acquitté à Oran



Un Franco-Algérien condamné par défaut en 2006 par la justice française pour tentative d'atteinte à la pudeur avec violence, a été acquitté hier par le tribunal d'Oran. Sitôt blanchi par la justice, B.H., 41 ans, a été relâché par l'administration pénitentiaire de la prison d'Oran, où il était incarcéré depuis 2008. C'était en voulant renouveler son passeport, début 2008, à la daïra de Bir Djir que cet émigré en France a été arrêté en application d'un mandat d'arrêt international lancé à son encontre par les autorités françaises via Interpol. Et ce, suite à sa condamnation, par défaut, par le tribunal de grande instance d'Angers (296 km au sud-ouest de Paris) à une peine de 3 ans d'emprisonnement pour le délit de tentative de viol sur la personne de B. Anaïs, une Française âgée de 19 ans, au moment des faits, à savoir février 2000. Le mis en cause n'a pas été très surpris par la procédure de son arrestation, puisqu'avant son retour en Algérie, en 2007, il faisait déjà l'objet d'un contrôle judiciaire décerné par le juge d'instruction près le tribunal correctionnel d'Angers après sa mise en examen dans une affaire de tentative de viol déclenchée sur la base d'une plainte déposée contre lui, en mars 2002, auprès du commissariat de police par la victime B. Anaïs. Il croyait toutefois, selon ses dires, que le dossier avait été classé entre-temps du fait qu'il ne recevait plus de convocations pour se présenter devant le magistrat instructeur. Les faits consignés sur l'arrêt de la chambre d'accusation, qui fait référence dans une large mesure au dossier d'accusation transmis par la justice française, remontent au mois de février 2000, près d'un village situé à Angers. Ce soir là, de retour chez-lui, B.H. qui travaillait comme serveur dans un bar, aurait pris à bord de sa Peugeot 406, trois clientes, à leur demande. Il s'agissait de deux jeunes Algériennes et leur copine angevine Anaïs. Les deux premières seraient descendues près de chez-elles, laissant leur amie Anaïs seul avec le serveur que tout le monde ou presque connaissait dans ce petit patelin. Arrivé dans un endroit reclus, B.H. aurait tenté d'assouvir son désir bestial sur sa jeune passagère, contre son gré. Celle-ci l'aurait repoussé, prié de la laisser tranquille, en lui faisant savoir qu'elle était vierge. En vain, couteau en main, le serveur était décidé à aller au bout de son vil acte. Ce n'est que 25 mois plus tard, en mars 2002, qu'Anaïs se décide à relater ces faits à la police. Le mis en cause est convoqué. Il ignore connaître la victime. Il ne confirme pas, mais n'infirme pas non plus, avoir pris sur sa route trois jeunes femmes, ce soir-là. Il avait l'habitude d'être très souvent sollicité par des clients, des voisins et même des auto-stoppeurs inconnus. Le représentant du ministère public a requis 10 ans de réclusion contre lui. A l'issue des délibérations, B.H. a été déclaré non coupable et a été acquitté.


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