Oran - Revue de Presse

Emigration clandestine à partir d’Oran



125 harraga interceptés en trois mois Plus de 125 harraga ont été interceptés au large d’Oran par les gardes-côtes au cours du premier trimestre de cette année. Pendant le mois de janvier, ce sont 117 candidats à l’émigration clandestine qui furent interceptés à bord d’embarcation de fortune, s’apprêtant ainsi à quitter le territoire national. Ce nombre a considérablement baissé en février. En effet, ce ne sont que huit candidats à l’émigration clandestine qui furent interceptés alors que pendant le mois de mars, aucun chiffre n’a été enregistré. D’un autre côté, l’année dernière, 545 harraga ont été interceptés. Un véritable fléau qui s’est installé chez les jeunes. En effet, ces jeunes las d’être à l’attente d’une amélioration de leur quotidien, ont décidé de mettre fin à ce calvaire en se fixant comme objectif le départ vers d’autres cieux, au dépend de leur propre vie. Ils ne reculent devant rien, désormais, même si au fond d’eux ils sont conscients que dans cet Eldorado de l’autre côté de la méditerrané, la réalité est toute autre. Certes, plusieurs ont payé de leur vie cette traversée clandestine, mais d’autres ont réussi et sont devenus, ainsi, le symbole de centaines d’autres jeunes qui restent dans leur pays à nourrir ce rêve fou de la «hedda». Par ailleurs et toujours selon les mêmes sources, parmi ces jeunes qui ont pu fouler le sol ibérique, plusieurs ont été interpellés par les autorités espagnoles. Après avoir passé quelques mois à attendre, n’entrevoyant qu’un ciel d’outre-mer qui pourtant est le même que le nôtre, ils ont été reconduits vers leur pays d’origine. Pour le mois de Mars seulement, ce sont quarante jeunes gens qui ont vu leur rêve s’évanouir, refoulés vers leur pays, alors qu’au courant des deux précédents mois, ce chiffre était bien inférieur. Ainsi, durant le mois de janvier, ce sont 06 jeunes qui subirent ces conséquences contre 24 en février.   Hasna Y.
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