Oran - Revue de Presse

El-Tarf: Ce qu'il faut savoir du nouveau dispositif de l'emploi



Véritable casse-tête pour les pouvoirs publics, l'emploi continue de donner le tournis à ceux à qui incombe cette charge afin d'en atténuer les effets à travers des formules dont certaines ont montré toutes leurs limites, comme le pré-emploi puisque la plupart de ceux qui arrivent à décrocher un contrat parmi les universitaires se retrouvent au chômage après une année et demie de travail. En effet, en absence d'investissements plausibles à même de juguler le chômage, l'on s'attelle du côté du ministère de l'Emploi et de la Sécurité sociale à la mise en place d'un nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP). En ce sens, et pour de plus amples informations, nous nous sommes rapprochés du directeur de l'Emploi de la wilaya d'El-Tarf. M. Saïdouni Djelloul dira que, contrairement au dispositif de la solidarité qui se résume en des indemnités, l'actuel, dont l'opération de placement a déjà été entamée dans le secteur économique, public et privé en collaboration avec la direction de l'Emploi, l'A.W.E.J. et l'inspection du Travail, est constitué de trois contrats d'insertion d'une durée d'une année. Destiné aux chômeurs de moins de trente-cinq ans, le premier contrat concerne les diplômés universitaires, d'une année renouvelable dans le secteur administratif et non renouvelable dans le secteur public économique et privé, et percevront une rémunération de l'ordre de 12.325 DA brut. Le second contrat est destiné aux techniciens supérieurs avec une rémunération de 10.192 DA brut. Le troisième type de contrat concerne les diplômés des centres de formation professionnelle et qui percevront 6.140 DA et ceux qui sont sans qualification toucheront une bourse de 4.000 DA, à condition que tous ces chômeurs soient inscrits auprès de l'agence de l'emploi locale où ils résident. Avec le souci majeur en vue de faire baisser le taux de chômage avoisinant actuellement les 15 %, soit plus de 14.000 chômeurs dans la wilaya d'El-Tarf, il est prévu des mesures incitatives aux employeurs, d'ordre fiscal, l'abattement de 28 % de la part patronale et une subvention mensuelle à l'emploi, ainsi qu'une exonération de la cotisation globale durant la période de formation. Il est prévu aussi la contribution de l'Etat aux salaires dans le cadre du travail aidé. En exemple, notre interlocuteur citera le cas d'un jeune recruté par un employeur. Ce jeune sera aidé durant les trois premières années par l'Etat. Si sa rémunération est de 30.000 DA, l'Etat lui verse 12.000 DA et le reste par son employeur, soit 18.000 DA. La 2e année, il aura 10.000 DA de l'Etat et 20.000 DA de son employeur. La troisième année, le jeune percevra 8.000 DA de l'Etat et 22.000 DA auprès de son employeur. Par ailleurs, et afin de donner la pleine mesure à ces nouveaux types de contrat, «toutes les mesures, a assuré le directeur de l'Emploi, ont été prises dans la collecte des besoins à travers la wilaya, en attendant les quotas des secteurs concernés».
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