« Si l'APC ne prend pas de mesures rapides et énergiques, les cinquante commerçants du marché parisien de Boussouf risquent de régler eux-mêmes les différends qui existent entre eux et les «intrus» qui envahissent quotidiennement cet espace qui est le leur et constitue, disent-ils, leur gagne-pain. Et, dans ce cas, les choses risqueraient de tourner mal ». C'est ce que promettent les jeunes commerçants, officiellement mandatés, et qui se disent pris en otage par plusieurs dizaines de commerçants informels. Cette grogne est due, principalement, au manque d ?'hygiène qui, depuis quelques mois, caractérise les lieux. Ces vendeurs, dûment mandatés, détenteurs de documents et qui s'acquittent normalement et régulièrement de toutes les charges fiscales et locatives, sont littéralement assaillis, disent-ils, par une horde de vendeurs informels qui, non seulement occupent les lieux d'une manière anarchique et autoritaire, mais laissent à chaque fin de journée des tas de détritus et d'ordures qui vont des cartons éventrés aux bouteilles de plastiques et des fruits gâtés. Dans ce désordre devenu quotidien, les riverains ont perdu toutes leurs marques et se plaignent de ces odeurs pestilentielles qui ont envahi le marché. Mais avant de parler du marché de Boussouf, un rapide historique s'impose. Dans le but de permettre aux habitants des cités périphériques de s'approvisionner en fruits et légumes sans effectuer de longs et fastidieux déplacements vers le centre-ville, les responsables de l'APC ont pensé à installer, dans certains quartiers, des marchés dits parisiens. Ces espaces, qui regroupent de petits commerces, pratiques au demeurant, ont pour mission de répondre quotidiennement aux besoins de milliers de riverains avec pour préalable celui d'assurer, en ces lieux, l'hygiène nécessaire et de pratiquer des prix abordables. La première question, qui s'était posée à l'heure de choisir les futurs bénéficiaires de ces boutiques, concernait le choix des jeunes à qui l'APC pouvait confier cette cinquantaine de locaux. A l'époque, les élus avaient pensé aux handicapés mais également aux jeunes habitant le quartier. Du côté de la cité Boussouf, ces critères n'ont pas toujours été respectés mais voilà près de trois ans que le marché a commencé à fonctionner à la grande joie des riverains. Mais la joie a été éphémère. Les représentants du marché parisien de Boussouf ne cachent pas leur désarroi, face à ce qu'ils qualifient de situation intolérable. Le premier responsable de la commune, contacté, nous a indiqué avoir reçu, hier matin, les jeunes contestataires et que promesse leur a été faite de prendre en charge leurs problèmes et de les régler dans les plus brefs délais.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com