Deux petites filles, Ghada et Selma, âgées d'à peine six ans et inscrites en première année primaire, ont failli laisser leur vie sur le trottoir, dernièrement lorsqu'elles ont été renversées par une voiture, à leur sortie d'école. Un autre élève scolarisé avec elles dans le même établissement, a été percuté, il y a tout juste quelques jours, par une moto qui lui a fracturé un membre inférieur. Autant dire qu'avec ces élèves, ce sont d'autres enfants inscrits à l'école Merimeche Zohra ou au CEM Emir Abdelkader, jouxtant l'un des axes routiers les plus fréquentés du centre-ville, en l'occurrence la route qui mène directement à l'hôpital, qui demeurent quotidiennement à la merci des dangers de cette voie où plusieurs accidents de la circulation ont été signalés. Ce risque qui menace la vie d'enfants en bas âge qui ne mesurent pas toujours les dangers auxquels ils sont exposés, a amené bien des parents d'élèves à solliciter l'intervention des responsables locaux pour la mise en place de ralentisseurs afin de freiner l'ardeur des chauffards qui empruntent cette route. L'accident de mardi dernier qui n'a, fort heureusement, causé que des petites écorchures aux deux petites filles qui se tenaient la main pour rejoindre leur domicile, a encore plongé dans la peur, les parents des élèves fréquentant ces établissements scolaires et poussé certains enseignants à joindre leur voix pour solliciter la mise en place de ces ralentisseurs ou l'affectation d'un policier sur les lieux pour surveiller la circulation. Le directeur de l'établissement où sont scolarisés les deux petites filles, qui a accouru à l'hôpital pour s'enquérir de leur état de santé, visiblement inquiet de ce phénomène des accidents de la circulation enregistrés à proximité de son école, a indiqué qu'il va, lui aussi, saisir les autorités de la ville pour les sensibiliser sur les risques qui guettent ses élèves sur cette voie. Il va sans dire que la sécurité de ces enfants relève également de la responsabilité de tous, particulièrement celle de ces conducteurs de voitures qui sont appelés à plus de vigilance pour épargner les élèves des drames de la route. Ceci dit, en plus de l'excès de vitesse par certains fous du volant, constaté sur cette voie névralgique, les arrêts anarchiques des bus de transport qui n'hésitent pas à marquer l'arrêt n'importe où, au moindre signe d'un client, sont aussi des facteurs qui ne sont pas de nature à améliorer la sécurité sur cette route.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Zouikri
Source : www.lequotidien-oran.com